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Jean-Marc Ayrault : pourquoi il ne sera plus à Matignon lundi

L'ancien maire de Nantes est sans doute en train de faire ses cartons et voilà pourquoi.
Jean-Marc Ayrault et son discours critiqué  dimanche soir à l'hôtel Matignon.
Jean-Marc Ayrault et son discours critiqué dimanche soir à l'hôtel Matignon. © THOMAS SAMSON / AFP

Le président consulte

Les fuites alimentent ce matin tous les papiers des éditorialistes, François Hollande est enfermé dans son bureau à l'Elysée, le président consulte. De l'ampleur de la déroute dimanche sortira un nom pour succéder à Jean-Marc Ayrault : Laurent Fabius, Claude Bartolone, Bertrand Delanoë ou ... Manuel Valls.

La voix blanche de dimanche à Matignon

Un discours vide, une voix blanche, des éléphants se frottant les yeux. L'insubmersible Ayrault en a fait trop dans son excessive imperméabilité. 

A écouter l’ahurissante allocution du Premier Ministre hier soir, commentant les résultats comme on commente les chiffres du chômage, parlant de « doute » ou « d’inquiétude » là où il y a colère, et incapable de tenir un discours mobilisateur, je l’avoue : je m’inquiète …


Les mots sont de Jean-Glavany, ils sont sévères et sonnent comme le glas des jours comptés à Matignon pour Jean-Marc Ayrault. Sur son blog, le Mitterandien parle avec ses tripes, il faut mobiliser les jeunes, les abstentionnistes, ceux qui ont fait la différence à la présidentielle. Pour l'expert socialiste, Monsieur Ayrault n'est visiblement pas l'homme pour cette mission .

La virée du gouvernement sonne le toscin

Delphine Batho, la seule à avoir payé les couacs gouvernementaux en prenant la porte, règle ses comptes dès lundi sur tous les plateaux. La députée des Deux Sèvres, n'y va pas par quatre chemins " Il faut tout changer, d'équipe gouvernementale, de politique. Tout", Jean-Marc Ayrault ? "changer de Premier ministre est indispensable".

Le score des écolos

Oui, Monsieur Ayrault, malgré toutes vos dénégations pendant un an "Matignon, c'est l'enfer". Les valises sous les yeux de François Fillon pendant 5 ans, l'analyse fracassante d'un Rocard sur les prérogatives du vrai chef à l'Elysée, les fines pages d'un Balladur, n'ont pas réussi à vous en convaincre. 
Désigné par le chef de l'Etat, souffre-douleur consentant de ce dernier qui vous demandera un jour prochain votre démission -qui tradition de la Vème est toujours prête dans le sous-main de l'hôte de Matignon- le Premier des ministres est de facto le chef de la majorité. 
Dimanche la majorité socialiste a pris une claque mémorable, seul les écologistes s'en sortent plutôt bien à gauche. En tête à Grenoble, score à deux chiffres (14,55%) dans votre bonne ville de Nantes, l'humiliation de trop. 

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