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Notre-Dame-des-Landes : 3 preuves que le projet a du plomb dans l'aile

© Franck Dubray / MAXPPP
© Franck Dubray / MAXPPP

Depuis la démission de Jean-Marc Ayrault, les acteurs du dossier s'agitent. Les rumeurs d'abandon ne sont pas démenties et Jacques Auxiette prend sa plume pour défendre le projet auprès de la nouvelle ministre de l'écologie et du Premier ministre.

Par Xavier Collombier

Emmanuelle Cosse n'est pas démentie

Le Monde l'avait révélé, la patronne d'Europe Ecologie les Verts le confirme dimanche. Oui, l'abandon du projet d'aéroport du Grand-Ouest faisait partie du cadeau de Manuel Valls aux écologistes pour les faire entrer au gouvernement. 

Manuel Valls nous a fait une proposition simple : diriger un ministère de l'écologie, avec la tutelle sur l'énergie, afin de faire la loi sur la transition énergétique. Une loi qui acte la réduction de la part du  nucléaire. (..) Une réforme de la décentralisation pour aboutir à 10 régions, la mise en oeuvre de la proportionnelle et enfin, à demi-mots, la fin de NDDL"


Emmanuelle Cosse l'a confirmé au conseil national du parti écologiste, en plein psychodrame après le refus de participer à la nouvelle équipe gouvernementale.
Aucun membre du gouvernement n'a démenti la promesse de Matignon. 
Mercredi, François de Rugy, le député EELV de Loire-Atlantique, lui favorable comme la majorité des parlementaires écologistes à l'entrée de Verts dans le gouvernement, sera reçu par la nouvelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Il espère bien voir acter un "moratoire" ou une "remise à plat du projet". Selon notre confrère Presse-Océan, le député reste convaincu qu'aucune action ne sera menée sur le terrain sous le quinquennat de François Hollande.

"Remettre les choses à plat"

Ségolène Royal n'a jamais été vraiment une chaude partisane de l'aéroport au coeur du bocage nantais. Dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Monde, elle n'y est pas allée par quatre chemins, le moratoire semble probable. "J'ai toujours pensé que le dialogue devait se renouer autour d'un projet élaboré avant même que le TGV Nantes-Paris existe et qu'il fallait peut-être remettre les choses à plat compte-tenu de la vivacité de l'émotion sur le terrain", a déclaré Ségolène Royal, interrogée sur ses prises de position concernant ce projet.

Jacques Auxiette s'impatiente

Le président socialiste de la région Pays de la Loire reste convaincu de la nécessité d'un nouvel aéroport, et il l'écrit à nouveau à l'exécutif. Dans sa lettre à Ségolène Royal et à Manuel Valls, Jacques Auxiette considère "l'urgence" à "rétablir l'ordre républicain" et se dit prêt à échanger avec le gouvernement "sur le fond de ce dossier d'intérêt général devenu l'objet d'instrumentalisations politiques".
Un dossier depuis le départ hautement politique, incarné par deux hommes Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault. Le pouvoir semble clairement pencher aujourd'hui pour un moratoire en attendant l'examen des derniers recours juridiques autour des décrets préfectoraux de défense environementale. Après la commission de dialogue, le moratoire, l'attente, encore et toujours avant une décision gouvernementale... certainement pas avant les élections européennes.

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