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Saint-Nazaire : 200 marins russes du "Vladivostok" au large de l'estuaire

Le Vladivostok, premier des deux navires de projection et de commandement (BPC) Mistral commandés par la Russie à la France, a appareillé tôt ce samedi matin de Saint-Nazaire pour des essais en mer d'une dizaine de jours.
Le navire de guerre a quitté son quai à 03h30 la nuit dernière pour des essais en mer, avec pour la première fois à son bord 200 des quelque 400 marins russes en formation à Saint-Nazaire depuis début juillet dans le cadre du contrat signé par DCNS avec la Russie pour cette commande.
Le bâtiment militaire a toutefois dû attendre 07h20 et la montée de l'eau dans la forme-écluse Joubert avant de pouvoir prendre la mer, aidé par deux remorqueurs.
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Le Vladisvostok part faire ses essais en mer

Initialement prévu mercredi puis reporté de quelques jours, le départ en mer du "Vladivostok" était suivi sur le port de Saint-Nazaire par un peu plus d'une dizaine de curieux seulement, en présence de Bernard Grua, responsable du collectif "No Mistrals for Putin", hostile à la livraison du navire.

Un cessez-le-feu conditionne la livraison des Mistral

La France a conditionné il y a dix jours la livraison à la Russie du BPC "Vladivostok" à la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine et d'un "règlement politique" à la crise. Le président de la République, François Hollande, a reporté "à la fin du mois d'octobre" la décision de la France sur la livraison de ce navire de guerre aux russes.

Le Vladivostok, dont la construction est terminée, devait être livré début novembre tandis que la construction du deuxième BPC, le Sébastopol, se poursuit.
La vente à la Russie de deux Mistral, conclue en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, s'élève 1,2 milliard d'euros. Ces BPC sont des navires de guerre polyvalents pouvant transporter des hélicoptères, des chars ou accueillir un état-major embarqué.

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