Pour mieux savoir rester jeunes, le chien meilleur des soignants dans les maisons de retraite

Gretel la thérapeute animale. / © France 3 Maine.
Gretel la thérapeute animale. / © France 3 Maine.

À Parigné-l'Évêque, l'assistante de l'aide soignante a du poils aux pattes ! Gretel, le Golden retreiver, est bien plus qu'une mascotte. Cette médiatrice animale calme les patients et les aide à rester dans la vie. L'animal ou la clé du bonheur de savoir rester jeunes.

Par Xavier Collombier

La médiation animale, c'est quoi ?

L'homme est un loup pour l'homme..

La citation de Thomas Hobbes reste d'actualité tout au fil de la vie. Seulement voilà nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin de nos congénères pour grandir, vieillir, s'épanouir. Avec les années, l'homme devient de plus en plus misanthrope, au fur et à mesure des disparitions ,la solitude se fait sentir. Le culte de l'ancien, du sage n'étant plus de mise dans nos sociétés aujourd'hui. On finit seul avec parfois la visite d'une aide soignante, de l'infirmière ou du docteur. Ultime relation sociale dans un monde que l'on ne croit plus sien. Comment retrouver le lien, l'envie de se lever de conquérir à nouveau le monde et de garder la vie toujours là ? Simplement en faisant confiance à l'animal. Être doué de sensibilité, l'animal familier vous donne tout. Chaque jour est le premier et vous êtes son alpha et son oméga.
De nombreuses maisons de retraites constatent les progrès de leurs patients au contact d'un chien visiteur, d'un animal médiateur. Une "zoothérapie" qui fait des miracles et nous rend à nouveau responsables du destin d'un autre fut il un animal, comme nous. 

Médiation animale
http://bit.ly/ZRZS9V

La France malade de la Raison 

Depuis Descartes, au XVIIème siècle, l'animal a été considéré en France et dans de nombreux pays comme l'équivalent d'un meuble ou d'un objet. Longtemps au nom de la raison, l'homme se plaçait au dessus des autres êtres vivants, niant toute sensibilité à l'animal, même à ses compagnons les plus proches. 
Les choses ont évolué lentement, d'abord dans le monde anglo-saxon et principalement aux Etats-Unis. Dans les années 50 un psychiatre américain, Boris Levinson constate les progrès d'un enfant autiste au contact de son chien. Il parle le premier de "pet therapie". Au nom du culte de la raison, peu de scientifiques se sont intéressés aux comportements de nos animaux familiers. Il existe de nombreuses études sur les animaux sauvages et leurs comportements mais rares sont les travaux scientifiques sur nos plus familiers. 
"Les constatations sont là, nombreuses, évidentes, flagrantes. Mais il manque un cadre théorique assurément. Une explication, une théorie crédible et scientifique davantage que des hypothèses. De très nombreuses supputations ont jalonné le champ de l’explication de l’utilité des animaux pour l’homme.

Peut-on expliquer pour quelles raisons un cheval améliore autant un enfant autiste ? Pouvons nous prévoir très justement que, dans des circonstances précises, telle personne verra son état mental améliorer en présence de tel animal ?


Mais le rôle d’une théorie scientifique n’est pas que de constater, d’observer, il est aussi celui d’expliquer et de prédire. Voilà comment s’installent et prennent racine les théories scientifiques. "
Regrette le docteur vétérinaire Alain Weiss sur le blog de la médiation animale. 


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