Anne-laure Barillé, océanographe veille sur la biodiversité de l’estuaire de la Loire

Julie prend la direction de l'Atlantique en suivant la Loire. Tantôt sur l'eau, tantôt sur la terre ferme, elle tente d'apprivoiser cet estuaire au visage contrasté, où se côtoient toutes sortes de navires et de paysage. Suivez la, le dimanche 12 septembre à 12h55 dans un inédit de Envie Dehors !
Julie Hattu étudie les fonds marins avec Anne-Laure Barillé
Julie Hattu étudie les fonds marins avec Anne-Laure Barillé © Camille Pitron

Auprès d'Anne-Laure Barillé, océanographe, Julie scrute l'eau de l'estuaire entre Paimboeuf et Donges pour faire connaissance avec les populations qui peuplent ces fonds marins et qui ont dû s'adapter aux transformations successives du milieu.

Anne-Laure, scientifique passionnée, s'est engagée avec son équipe sur un programme de 3 ans pour étudier la faune sous-marine de la Loire. Cette étude vise à contrôler l'évolution de la biodiversité dans l'estuaire et plus particulièrement l'état des nourriceries de poissons. Les vasières sont aussi productives que des mangroves. On peut atteindre des densités de 10 000 individus au mètre carré.

Les différentes espèces, soles, éperlans... nées en mer viennent grossir durant 3 ans auprès de ces nourriceries pour ensuite repartir en mer pour se reproduire. D'où l'importance de la richesse des fonds marins. Compter, trier toutes ces données sur la Loire sont nécessaires pour prouver l'importance de la préservation de ces vasières pour les poissons, mais comme nous sommes tous liés, finalement, pour nous aussi.

Malgré la proximité de l'usine de Cordemais ou des Chantiers de l'Atlantique, l'estuaire de la Loire reste le plus propre de France. Donges est même passée en zone Natura 2 000.

Malheureusement, le changement climatique devrait avoir des conséquences catastrophiques pour les poissons. La montée des eaux ferait remonter le degré de salinité de plus en plus haut dans la Loire, là où les vasières ont disparu. Le manque de nourriture ferait alors chuter fortement la population marine.

La Loire, c'est aussi une route pour rejoindre l'Atlantique. Et c'est avec la fine équipe de Gérard que Julie débute son périple au fil de l'eau, sur le "Lechalas" entre l'écluse Saint-Félix à Nantes et Le Pellerin.

Julie Hattu est avec Gérard et ses camarades sur le "Lechalas"
Julie Hattu est avec Gérard et ses camarades sur le "Lechalas" © Camille Pitron

Cet ancien bateau à vapeur de 1913 classé au patrimoine de la ville de Nantes possède une jolie cheminée jaune que l'on reconnaît de loin.

Aux côtés de ces passionnés de la restauration de vieux bateaux, elle se replonge dans l'histoire des anciens chantiers navals nantais.

Aujourd’hui, les ouvriers ont été remplacés par les promeneurs.

Puis, dans les marais d'Audubon, à côté de Couëron, elle accompagne Hubert Dugué, un des gardiens de ce milieu naturel d'exception.

Ces 2 000 hectares de marais sont interdits à toute construction. Ils sont principalement utilisés en aires de pâturage et sont aussi un refuge de choix pour les oiseaux.

Hubert a passé un accord avec RTE (Réseau de Transport d’Électricité) pour que les couples de cigognes continuent de nicher au sommet des pylônes à haute tension.

Julie Hattu observe les cigognes avec Hubert Dugué
Julie Hattu observe les cigognes avec Hubert Dugué © Camille Pitron

Enfin, à Paimboeuf, Julie s'initie à une discipline sportive peu connue, le fireball, avec Michaël et Ludovic, deux spécialistes qui lui apprennent les bases de ce sacré dériveur super réactif qui offre de belles sensations.

Julie Hattu s’essaye au fireball avec Michaël et Ludovic
Julie Hattu s’essaye au fireball avec Michaël et Ludovic © Camille Pitron

Envie Dehors ! Au fil de l'estuaire de la Loire, c'est à voir dimanche 12 septembre à 12h55 sur France 3 Pays de la Loire

Production exécutive : Les Nouveaux Jours
Producteur : Maël Mainguy
Réalisation : Timo Ebermann
Rédaction en chef : Camille Pitron

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