Coronavirus : annulations et reports en série en Sarthe et en Mayenne

Des tribunes clairsemées, 1 000 personnes autorisées, professionnels compris... l'hippodrome de Laval et sa réunion de courses aux enjeux nationaux n'était pas à la fête, mercredi 11 mars. / © Charles Lemercier
Des tribunes clairsemées, 1 000 personnes autorisées, professionnels compris... l'hippodrome de Laval et sa réunion de courses aux enjeux nationaux n'était pas à la fête, mercredi 11 mars. / © Charles Lemercier

Pour ralentir l’épidémie de coronavirus, les autorités demandent aux organisateurs d’événements de prendre des mesures. Limiter les entrées, annuler, reporter… des choix difficiles qui affectent les budgets.

Par Charles Lemercier

S’adapter, réagir, saisir son téléphone pour joindre la préfecture. Les organisateurs d’événements, de salons, de manifestations sportives et culturelles ne passent pas leurs meilleures nuits.
 

1 000 personnes, pas une de plus

Le seuil de 5 000 personnes admises dans un événement puis de 1 000, en lieu ouvert comme confiné touche les organisateurs. A l’hippodrome de Laval par exemple, où était organisé une réunion PMU, avec des enjeux nationaux et notamment le Quinté+, les mesures sont vécues comme « un coup dur ». Le speaker de l’hippodrome rappelle les mesures de précaution à des tribunes clairsemées

Les mesures, nous les comprenons mais ce sont des freins pour communiquer, pour notre public d’habitués et pour attirer de nouvelles personnes aux courses - Freddy Bouton, régisseur à l’hippodrome de Laval.

Une telle journée de courses peut attirer pas moins 2 000 de turfistes, passionnés ou curieux, surtout le mercredi. L’entrée est à 2 euros mais ce sont surtout les paris qui financent l’organisation des courses. Sans compter la restauration, la buvette et les partenaires qui investissent.
Coronavirus : un "coup dur" pour l'hippodrome de Laval
Pas plus de 1 000 personnes autorisées sur cette réunion de courses aux enjeux nationaux, un manque à gagner à l'heure où le monde des courses hippiques cherche un second souffle. Intervenant : Freddy Bouton, régisseur de l'hippodrome. Equipe : Charles Lemercier, Carine Mordrelle et Dominique Le Brun
 

Une valse d'annonces

Coup de tonnerre dans le sport. Le Final four, ou dernier carré, de la coupe de la Ligue de handball, qui devait se tenir samedi et dimanche à Antarès est annulé. Dans un premier temps, il était maintenu avec les 600 premiers acheteurs de billet. La Ligue de basket, de son côté, a décalé la 27e journée de Jeep Elite.

De nombreux événements comme le match MSB – Dijon, prévu le 28 mars sont reportés après le 15 avril. Pour les matchs maintenus en Ligue 1 et Ligue 2, d’ici à cette date, ils seront à huis-clos. Excepté Le Mans FC qui a obtenu une dérogation pour la réception de Troyes le 15 mars donnant la priorité des places aux partenaires et clubs de supporters. Le prochain match à domicile, programmé le 3 avril contre Clermont, sera lui, à huis-clos.

Dans le football professionnel, la billetterie représente plus du dixième des revenus. Le cumul des huis-clos jusqu’à la mi-avril va donc laisser des traces.

Dans les reports les plus marquants, les 24 heures moto sont décalées du 18-19 avril aux 5-6 septembre.

Les Trois jours de Mamers, foire-exposition initialement prévue du 27 au 29 mars, n’auront pas lieu comme le pot-au-feu géant de Savigné-l’-Evêque où l’on sert 4 000 personnes sur deux jours. La fête du cochon et de la basse-cour, n'y échappe pas non plus. L'événement qui ouvre l’Arche de la nature, devait se tenir le dimanche 22 mars.
 

Idem en Mayenne

En Mayenne, le salon Laval Virtual, qui a rassemblé 18 000 personnes l’an dernier, est annulé. Plus proche de nous, la billetterie du Stade lavallois suspend sa billetterie pour la réception de Dunkerque, vendredi.

Les Boucles de la Mayenne, programmées fin mai, maintenues pour l’heure, restent en suspens.

 

Sur le même sujet

Les + Lus