Covid : Les rassemblements festifs ne devront pas réunir plus de 30 personnes

Face à la propagation du virus, en Loire-Atlantique, en Maine-et-Loire ou en Sarthe, les lieux accueillant du public comme les restaurants ou les salles polyvalentes doivent réduire leurs jauges. Une mesure qui entre en vigueur dès demain, mardi 29 septembre

En Loire Atlantique, en Maine-et-Loire et en Sarthe plus question de danser ou de manger ensemble à plus de 30 personnes.
En Loire Atlantique, en Maine-et-Loire et en Sarthe plus question de danser ou de manger ensemble à plus de 30 personnes. © Canva
Nouveau tour de vis dans la réglementation de l'accueil du public.
Dans un communiqué envoyé cet après-midi aux rédactions, la préfecture de région indique que "La Loire-Atlantique est placée en zone de circulation active- niveau alerte, ce qui signifie que le virus continue d’y circuler de plus en plus activement".

Sur proposition de l’Agence régionale de santé (ARS), Didier Martin, Préfet de la région Pays de la Loire, a décidé, de prendre de nouvelles mesures adaptées au contexte local afin de réduire la propagation de la COVID-19.

Dès demain, mardi 29 septembre, en Loire-Atlantique donc, mais aussi en Sarthe, Maine-et-Loire ou encore en Ille-et-Vilaine, les rassemblements festifs et conviviaux seront limités à 30 personnes dans tout le département.

"Les événements organisés dans des établissements recevant du public avec
restauration (déjeuner, apéritifs, dîners ou collation) seront limitées à 30 personnes.
Concrètement, cette mesure concerne tout événement qui nécessite d’enlever son masque pour boire un verre ou pour manger. Dans ces cas précis, il reste possible de se réunir dans une salle polyvalente, un chapiteau ou une salle des fêtes mais dans la limite de 30 personnes maximum. Cela concerne par exemple les mariages, les fêtes, d’anniversaire, les communions, les événements associatifs (lotos…) et les soirées étudiantes qui devront désormais se tenir en petit comité, soit à moins de 30 personnes"
, explique Didier Martin.


La préfecture diffuse un vade mecum sur ce que les organisateurs sont en droit de faire ou non

Dans son communiqué, l'autorité préfectorale dispense quelques conseils concrets.
Des exemples de situations soumises à cette nouvelle règle.
 Avec plus de 30 personnes, c’est uniquement possible s’il n’y a pas de nourriture ou de boissons mises à disposition et à condition de respecter le protocole sanitaire (places assises, distance d’un siège, port du masque...). Il est donc recommandé de réduire la jauge à 30 participants ou moins, ou de reporterl’évènement.Oui si je n’organise pas de moment de convivialité et que je fais respecter les gestes barrières (places assises, distance d’un siège, port du masque...).Oui mais selon les dispositions suivantes et toujours dans le respect du protocole sanitaire (places assises, distance d’un siège, port du masque) :
- Soit je réduis la jauge à moins de 30 personnes ;
- Soit, s’il y a plus de 30 personnes, je ne propose pas de nourriture ou de boisson.Dans l’absolu, oui dans la limite de 30 personnes et dans le respect des gestes barrières.


Sur ce dernier point, Didier Martin précise, "on se rend compte à Nantes particulièrement, que malgré les messages de prévention que les Présidents d’universités et les chefs d’établissements prennent pour rappeler constamment les mesures sanitairesde précaution, les gestes barrières sont difficilement respectés.
Il serait préférable de les reporter, d’autant que la danse est toujours interdite. J’avais alerté, le 18 septembre, en demandant une vigilance accrue à nos jeunes car les chaînes de contaminations passent, souvent, par cette tranche de la population souvent asymptomatique
, déclare le préfet.
 

Des contrôles renforcés et des sanctions dans les bars et restaurants

Selon l'ARS et la préfecture, les annonces faites par le ministre de la santé, ce mercredi, montrent que le risque de fermeture des bars et restaurants n’est pas à exclure. Pour éviter d’en arriver à cette situation, des mesures ont d’ores et déjà été prises dans le département, visant à sanctionner les comportements à risque.
 

J’avais expliqué la semaine passée que nous avions constaté un relâchement dans certains bars et restaurants. Les faits doivent être suivis d’actes. J’ai donc demandé aux forces de l’ordre de réaliser des contrôles dans ces établissements le week-end dernier

Didier Martin - Préfet de Région


Plusieurs établissements de l’agglomération nantaise se sont vus notifier une mise
en demeure les invitant à faire respecter le protocole sanitaire sous peine d’une fermeture administrative.

À Châteaubriant aussi la situation se dégrade

Le port du masque est obligatoire à Châteaubriant depuis samedi 26 septembre.
Les récents indicateurs montrent une dégradation de la situation sanitaire.
Ces derniers jours, le taux d’incidence constaté dans cette commune est de 90,2 pour 100 000 habitants et le taux de positivité de 6%.

Châteaubriant est donc devenue la 10e ville du département au sein de laquelle le port du masque dans l’espace public est obligatoire, après Nantes, Saint-Nazaire, Saint-Herblain,Bouguenais, Saint-Sébastien-sur-Loire, Orvault, Carquefou, Couëron, Vertou.

En Maine-et Loire, de nouvelles mesures pour les 12 jours à venir


La Préfecture du Maine-et-Loire a décidé de prendre deux arrêtés précisant les contours des nouvelles règles relatives à l'accueil du public.

mesures complémentaires liée à la Covid-19

 

Et après ?

La conclusion du communiqué préfectoral n'est guère encourageante.
 

Malgré les mesures prises, les chiffres n’évoluent pas favorablement. La situation est préoccupante. Elle nous inquiète mais elle n’est pas encore hors de contrôle sur notre territoire. Nous pouvons encore agir mais il faut le faire vite

Didier Martin - Préfet de Région



Si la limitation de la jauge à 30 personnes ne concerne pas l’espace privé, les autorités demandent à chacun à faire preuve de "bon sens et de responsabilité" et recommandent de ne pas se réunir à plus de 30 personnes pour des événements festifs ou amicaux à domicile. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société