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Doux : le Britannique Chesterfield Poultry intéressé par le site de Chantonnay

L'usine Doux à Chantonnay en Vendée / © Damien Raveleau - France 3 Pays de la Loire
L'usine Doux à Chantonnay en Vendée / © Damien Raveleau - France 3 Pays de la Loire

Huit offres de reprises ont été déposées au tribunal de commerce de Rennes pour la reprise du volailler Doux, parmi lesquelles celles de Chesterfield Poultry, qui serait intéressé par le site vendéen de Chantonnay.

Par Fabienne Béranger

Jusqu'ici, la Vendée n'était dans les projets d'aucun des repreneurs connus. Mais la Grande-Bretagne changerait la donne avec l'offre de reprise de Chesterfield Poultry, spécialiste du poulet halal.
L'industriel britannique propose de reprendre l'abattoir de Chantonnay et ses 145 salariés. Chesterfield Poultry serait aussi intéressé par le couvoir vendéen de L'Oie (85 salariés) et l'usine d'aliments des Essarts (15 salariés).

L'offre de Chesterfield Poultry est l'une des quatre nouvelles offres pour la reprise de Doux. Au total, huit projets de reprise ont été déposées pour le volailler Doux.

Sept autres offres de reprise

  • L'Allemand Saria est spécialiste de la valorisation des coproduits de viande. Il propose de reprendre la production de farine animale à Châteaulin avec 17 salariés.
  • Foch Investissements propose de reprendre 69 des 92 salariés du site de Plouray dans le Morbihan. 
  • Yer Breizh, qui regroupe LDC, la Région Bretagne, Terrena, Triskalia et Al-Munajem, reprendrait les fermes d'élevage, le couvoir de La Harmoye dans les Côtes-d'Armor et le site de Bannalec dans le Finistère, et certains salariés du siège de Châteaulin,  soit au total 115 salariés.
  • L'offre de l'Ukrainien MHP envisage un investissement de "76 millions d'euros" destiné à "construire une nouvelle usine" à Châteaulin dans le Finistère "d'ici deux ans" et "à remettre à niveau" d'autres installations. La stratégie du groupe ukrainien "permettrait la sauvegarde immédiate d'environ 285 postes auxquels s'ajouteraient environ 430 postes au démarrage de la nouvelle unité de production à Châteaulin".
  • Le sarthois LDC prévoyait, dans son offre déposée fin mars, "la reprise de 298 salariés et 203 reclassements de proximité au sein du Groupe LDC". Outre l'usine de Châteaulin et le site de produits élaborés de Quimper, LDC propose de reclasser quelques salariés du siège social, ce qui n'était pas prévu au départ.
  • Le Saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, propose de reprendre l'abattoir de Châteaulin avec 347 salariés plus 20 salariés du siège.
  • Les Volailles de Plouray proposent de reprendre 68 postes.
  • Le consortium formé par ses trois derniers repreneurs potentiels permettrait la sauvegarde de près de 1 000 emplois.

Le groupe finistérien Doux, qui emploie quelque 1 200 salariés, a été placé le 4 avril en liquidation judiciaire tout en étant autorisé à poursuivre son activité jusqu'au 31 mai.
Les repreneurs avaient jusqu'au samedi 14 avril pour déposer leurs offres.
Le tribunal de commerce de Rennes étudiera ces offres de reprise le 15 mai prochain et rendra sa décision le 18 mai.


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