Coronavirus : les huit Pornichétains bloqués à Casablanca ont pu rentrer

Les trois derniers du groupe de Pornichétains bloqué à Casablanca avant leur embarquement avec leurs amis marocains. / © Joël Morizot
Les trois derniers du groupe de Pornichétains bloqué à Casablanca avant leur embarquement avec leurs amis marocains. / © Joël Morizot

Ils étaient partis en vacances en Guinée-Bissau. A la fin de leur séjour, ils se sont trouvés bloqués au Maroc. Plus d'avion pour rentrer en France. Ils ont finalement pu embarquer.

Par Olivier Quentin

Au téléphone, la voix de Joël Morizot est cette fois-ci plus sereine. Il décroche de chez lui, à Pornichet en Loire-Atlantique où il est de retour.

Joël avait organisé pour ses amis pêcheurs du club El Dorado un séjour en Guinée-Bissau. Mais l'épidémie de coronavirus a rendu leur retour en France très compliqué.

Le dimanche 15 mars, le groupe de six hommes et deux femmes a pris un premier avion pour le Maroc et est finalement resté bloqué à l'aéroport de Casablanca. Il n'y avait plus d'avions pour rejoindre la France.
Sans aide de l'ambassade de France, dont le numéro d'urgence était débordé, ce groupe s'est retrouvé également à la porte de son hôtel qui fermait. 

Décidés à trouver une solution d'embarquement, ils se sont, comme d'autres, installés dans l'aéroport de Casablanca et ont pianoté sur leurs portables jusqu'à trouver des billets de retour.

Finalement, le lundi, deux d'entre eux ont pu trouver des places puis tôt le mercredi un autre groupe de trois a pu embarquer et enfin le dernier groupe, dont Joël Morizot et le président du club, s'est envolé le mercredi après-midi.
 

"Je ne pouvais laisser quelqu'un derrière"

"Comme j'étais à l'initiative de ce projet dit Joël Morizot, je ne pouvais laisser quelqu'un derrière".

Ce sont des avions de la compagnie Air France qui, partis vides et avec des équipages volontaires de France, ont atterri à Casablanca pour les rapatrier avec d'autres.

"Le personnel navigant était très sympathique, tient à souligner Joël Morizot. En revanche, certains passagers un peu énervés n'ont franchement pas été courtois" regrette-t-il.
 

L'aide providentielle d'un couple de Marocains 

Joël se souviendra aussi de ce jeune couple de Marocains rencontré à l'aéroport. Elle, est infirmière en France et rentrait pour travailler. "Elle a approvisionné le groupe en masques de protection" raconte-t-il très reconnaissant.

Dans l'aérogare, l'ambiance était plutôt calme même si le groupe a pu assister à certaines scènes déconcertantes. Des petits paquets de billets qui passaient d'une main à l'autre pour tenter d'obtenir un passe-droit et rentrer plus vite.

"Certains billets de vol achetés n'étaient pas valables et il pouvait y avoir des écarts importants de prix. Des billets vendus 200 € le mardi, valaient 300 € le mercredi."
 

Plus rien à manger

Certes, la compagnie Air France affrétait les avions mais, au Maroc, le comptoir avait semble-t-il une certaine autonomie...

Le groupe est donc rentré en totalité en France. Les derniers ont dormi par terre, dans une aérogare où il n'y avait plus rien à manger.

Ils ont dû regretter d'avoir relâché les barracudas pêchés quelques jours auparavant...
 
 

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