Covid-19 : un centre de vaccination ouvre à l'hôpital du Confluent à Rezé

Privés ou publics, les hôpitaux jouent à jeu égal dans le processus de vaccination, à Rezé, près de Nantes en Loire-Atlantique, l'hôpital du Confluent a mis en place un dispositif de vaccination en un temps record pour vacciner 500 personnes chaque semaine.

Une infirmière prépare une injection du vaccin contre la covid-19 à l'hôpital privé du Confluent à Rezé en Loire-Atlantique
Une infirmière prépare une injection du vaccin contre la covid-19 à l'hôpital privé du Confluent à Rezé en Loire-Atlantique © Christophe Turgis / France Télévisions

Un centre de vaccination pour le sud de la métropole de Nantes

Le directeur de l'hôpital du Confluent à Rezé a proposé à l'Agence Régionale de Santé, avec les médecins et les personnels de l'établissement, de mettre en œuvre un centre de vaccination destiné au grand public. "La bonne volonté des uns et des autres a fait le reste" souligne Didier Delavaud.

Pour commencer, l'hôpital a d'abord vacciné la moitié de ses personnels âgés de plus de 50 ans puis, depuis le 19 janvier, la vaccination a été ouverte au grand public, pour les personnes âgées de plus de 75 ans. "Et, nous continuons de vacciner le soir les personnels soignants".

Il a fallu recruter un peu de personnel pour mettre ce dispositif en œuvre en s'appuyant sur le fichier des personnels retraités volontaires tenu par l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire. Ainsi, des infirmières se relaient chaque jour pour effectuer les précieuses injections.

 

Un processus précis de rendez-vous vaccinal

Pour se faire vacciner contre la covid-19, il faut d'abord prendre rendez-vous, sur sante.fr ou doctolib.fr par exemple. Au jour et à l'heure fixée, lors de son accueil, la patient candidat à la vaccination remplit un questionnaire, et voit en fonction de ses réponses un médecin qui valide le processus vaccinal. Ou pas. À moins que le patient ait vu son médecin généraliste avant.

Ensuite, c'est la vaccination proprement dite, l'injection en intramusculaire d'une dose du vaccin Pfizer-BioNTech. La personne se repose en suite une quinzaine de minutes durant lesquelles un personnel administratif remplit les formulaires nécessaires à la traçabilité de la vaccination. Tant de la personne que des numéros de lots, dates de fabrication, etc. Pour le cas où quelque chose n'irait pas par la suite, et agir vite. C'est document sont destinés à Assurance Maladie.

Ce processus vaccinal inclut la prise de rendez-vous pour "la seconde injection du même vaccin. Il n'est pas question de mélanger les origines des vaccins." indique Benoît James de l'ARS. 

Pour l'instant seul le vaccin Pfizer-BioNTech est utilisé en France. Le vaccin Moderna sera déployé dans la première quinzaine de février, mais d'abord dans les régions sous tension, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes.

Chaque semaine, le centre de vaccination de l'hôpital du Confluent pourra vacciner 500 personnes. Une bonne initiative pour le maire de Rezé, Hervé Neau : "c'est une excellente idée de pouvoir avoir recours aux services de l'hôpital du Confluent pour les habitants de la commune, mais aussi pour tous les habitants du sud de l'agglomération". Et d'ajouter : "la ville de Rezé ouvre une ligne d'écoute pour toutes les personnes fragiles ou isolées qui ne disposent pas d'internet pour s'inscrire via les sites numériques".

 

Aucune dose n'est perdue

Une dose du précieux vaccin permet de vacciner jusqu'à six personnes. Au départ chaque flacon été donné pour cinq vaccinations, mais l'habileté des infirmières leur a permis de séparer précisément les doses en six parties égales. "Aucune dose n'est perdue, et si quelqu'un ne vient pas au rendez-vous, cette, ou ces doses, seront injectées en soirée sur un personnel soignant en attente" précise le directeur de l'hôpital du Confluent. Et Laetitia Micaelli-Flender, sa collègue du CHU de Nantes, qui gère le stockage dans ses supers congélateurs ajoute : "rien n'est perdu, c'est une règle, ces vaccins sont un bien trop précieux collectivement. On ne sort que les doses qui pourront effectivement être injectées".

Et quand les doses quittent le super frigo du CHU de Nantes, vite, elles vont trouver place dans un réfrigérateur à 6 ou 8° C maxi pour un maximum de 5 jours. "Le livreur remet au destinataire une clé usb contenant tous les éléments de traçabilité, temps de transport, température, etc, pour chaque lot de vaccin", indique la pharmacienne du Confluent Sylvie Froget. 

 

Des délais dans la prise de rendez-vous

Pour les quatre prochaines semaine,s tous les rendez-vous sont pris à l'hôpital du Confluent. Comme dans les autres centres de vaccination des Pays de la Loire. 40 centres de vaccination seront opérationnels début février dans la région. Au fur et à mesure les prises de rendez-vous seront ouvertes en ligne, avec un délai de quatre semaines environ pour l'instant. Délai qui va se réduire.

"Que tout le monde soit rassuré, il y aura des vaccins pour tout le monde, le problème est d'organiser cette vaccination avec la meilleure efficacité possible" souligne Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'ARS des Pays de la Loire, qui ajoute, "au fur et à mesure de l'ouverture des centres de vaccination et de l'arrivée de nouveaux vaccins, nous atteindrons les 400 000 personnes vaccinées à la fin du mois de janvier. Soit 375 000 personnes âgées de plus de 75 ans et 25 000 personnels soignants âgés de plus de 50 ans dans la région".  61 000 doses sont d'ores et déjà disponibles pour la région des Pays de la Loire.

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société