COVID-19 : des tests à Gorges en Loire-Atlantique pour mesurer le niveau de l'épidémie, et se rassurer

L'Agence Régionale de Santé (ARS) multiplie les centres de dépistages dans les Pays de la Loire, à Gorges en Loire-Atlantique, où le virus circule activement, les habitants viennent volontiers se faire tester, car on peut se découvrir positif à la COVID-19 sans manifester de symptômes.

Un prélèvement nasopharyngé à Gorges en Loire-Atlantique pour réaliser un test antigénique
Un prélèvement nasopharyngé à Gorges en Loire-Atlantique pour réaliser un test antigénique © Céline Dupeyrat / France Télévisions

 

Le coronavirus circule toujours à un niveau trop élevé dans les Pays de la Loire, et l'Agence Régionale de Santé multiplie les centres de dépistages pour évaluer précisément ce niveau de circulation, et tenter de prévenir les clusters où naissent les contagions à venir. 

Le coronavirus ne provoque pas systématiquement de symptômes chez les personnes qu'il infecte, et ces personnes peuvent devenir contaminatrices d'autres personnes de leur entourage, qui elles, pourront avoir besoin de soins importants. Et risquent d'en mourir. Le 9 avril 2021, on dénombrait dans notre région 2351 personnes mortes de la COVID-19 depuis le début de l'épidémie, il y a un an.

Alors pour contenir le virus et préserver les vies, il faut tester, alerter et protéger sans relâche. "L'objectif est de proposer des tests antigéniques aux gens avec un résultat en 15 minutes et si par la suite la personne est positive on a la possibilité de faire un test nasopharyngé. Le contexte des variants nécessite qu'on agisse rapidement à ce niveau-là" indique Diane Duprat, infirmière à la Croix-Rouge.

 

Savoir si on a croisé le virus

En Loire-Atlantique la situation est particulièrement préoccupante, l'ARS organise toute cette semaine une campagne de dépistages dans une quinzaine de communes rurales, comme à Gorges, commune de 5000 habitants, juste à côté de Clisson. Le gymnase sert de centre dépistage, et les habitants ont répondu présents.

Certains viennent ici "pour savoir", ils pensent présenter des symptômes qui s'apparentent à ceux de la COVID-19. D'autres par devoir "citoyen". "C'est normal de mesurer l'impact de l'épidémie dans une commune rurale. C'est la troisième fois que je me fais tester, la première pour aller à La Réunion l'an dernier, la deuxième en octobre, j'étais cas contact, je me fais tester pour me rassurer et rassurer la famille".

La personne suivante vient par "curiosité". "Je viens pour la première fois, pour voir, et je me ferai vacciner quand je pourrai". Il y aussi cette grand-mère inquiète, venue avec son petit fils, "on l'a depuis hier, ce serait bien quand même qu'on sache !"

Qu'on sache ! Le virus circule, silencieusement, sournoisement, passant de l'un à l'autre sans prévenir. Le centre de dépistage de Gorges a aussi une seconde fonction, rassurer les gens, savoir si on l'a croisé, ou pas ! Ce virus qui empoisonne la vie, celle des biens portants presque autant que celles des malades.

 

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