VIDÉO. À La Baule, le Festival de la fiction et du documentaire politique rassemble des jurés de tous bords (politiques)

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À la Baule se tient depuis le 5 octobre le festival de la fiction et du documentaire politique. Le palmarès a été dévoilé ce samedi 7 octobre. ©Reportage : Éléonore Duplay et Boris Vioche. Montage : Sophie Boismain.

À la Baule se tient du 5 au 8 octobre le Festival de la fiction et du documentaire politique. Le palmarès a été dévoilé ce samedi 7 octobre, en présence des jurés, des hommes et femmes politiques que tout oppose de prime abord.

C'est une soirée de cinéma où les têtes d’affiche sont le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti ou bien d’anciens ministres. À La Baule, en Loire-Atlantique, ces personnalités du monde politique des dix dernières années affluent devant le cinéma Le Gulf Stream. Ils sont venus participer aux différents jurys du Festival de la fiction et du documentaire politique, qui dévoile ce 7 octobre son palmarès.

"Moi j’aime la politique et je pense que c’est bien d'avoir ces films et ces documentaires qui traitent de ce sujet. C'est une manière de retisser du lien avec les Français. C'est un dialogue, par-delà les clivages," glisse Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur (2017-2020) entre deux photos.

L'union autour de la culture

L'ancien occupant de la place Beauvau est l'un des jurés de ce festival, au même titre qu'une autre ministre, cette fois figure du gouvernement socialiste de François Hollande.

Je pense que de manière générale, c’est la culture qui a ce pouvoir immense d'arriver à rassembler des gens qui ne sont pas d'accord politiquement, qui n'ont rien à voir socialement. Qu'elle soit un film, une œuvre littéraire, une pièce de théâtre, la culture s’adresse à l'universel qui est en nous, à notre commune humanité et c’est ça qui est beau".

Najat Vallaud-Belkacem

ancienne ministre de l'Éducation nationale (2014-2017)

La "passion apaisée"

À travers la fiction ou le documentaire, le festival parle de politique au sens large. Les films projetés vont du biopic (Bernadette avec Catherine Deneuve, sorti le 4 octobre) à la dénonciation du harcèlement sexiste.

"Il y a des films sur l'arrière-cuisine de la politique, comme Monsieur le maire qui présente un politique en action. Et puis il y a des films sur des phénomènes politiques, voire géopolitique, énumère Vincent de Bernardi, co-organisateur du festival. C'est tout ça qui fait le cinéma politique."

"C'est un plaisir parce qu'on sait que la politique peut être un thème très clivant, passionnel. Là, il y a de la passion, mais apaisée !" sourit l'actrice et réalisatrice Aïssa Maïga. Pour la fiction, le prix du jury est revenu à L’Enlèvement de Marco Bellochio, l’histoire vraie d’un enfant juif enlevé à sa famille pour être baptisé dans l’Italie de la fin du XIXe siècle. Il sortira le 1er novembre.

C'est la première fois que La Baule accueille ce Festival de la fiction et du documentaire politique. Les trois premières éditions de l'événement s'étaient déroulées à Porto-Vecchio, en Corse.