La route n'est pas une poubelle rappelle le Conseil Départemental de Loire-Atlantique

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Depuis le mois de juin, des panneaux bien visibles ont été posés sur le bord des départementales de Loire-Atlantique pour lutter contre les mauvaises pratiques.

"C'est qui le gougnafier qui a jeté sa poubelle dans le fossé ?" Allez, soyez sincère, qui ne s'est jamais posé cette question (gougnafier n'est qu'un exemple...) en découvrant un sac d'ordures éventré sur le bord de la route ?

"Un masque de protection sanitaire mettra quatre cents ans à disparaître, une bouteille en plastique jusqu’à mille ans." rappelle le Conseil Départemental de Loire-Atlantique.

Canettes, sacs de fast food, bâches...

Chaque année, les services d'entretien des voiries du Département collectent 120 tonnes de déchets sur les routes. Lors du lancement de cette campagne de sensibilisation, une liste non exhaustive de ce qui était ramassé avait été faite.

"Des bouteilles de verre, des bouteilles plastique pleines d’urine, des canettes de bière en alu, des masques chirurgicaux, des paquets de cigarettes, des sacs de fast food avec les contenants vides, des bâches plastiques, des panneaux de polystyrène, de la laine de verre, des seaux de maçon, des pots de rempotage, des morceaux de bois, des pneus, des sacs-poubelle avec déchets..."

Les agents chargés de ce nettoyage ont noté cependant que les sacs plastiques sont de moins en moins nombreux. C'est déjà ça. Mais dans cet inventaire à la pré pas très vert, ils ont aussi le souvenir d'avoir récupéré une porte de garage neuve "vraisemblablement perdue par un camion".

Les pailles en plastique des verres de soda finissent par étouffer les tortues de mer, un mégot de cigarette suffit à polluer 500 litres d’eau et aucune plante ne semble apprécier d’être arrosée d’huile de vidange.

Campagne de sensibilisation du Département de Loire-Atlantique

Et si les automobilistes peu scrupuleux sont encore nombreux, la source à tarir d'urgence de ces détestables rejets vient aussi des "déchets volatiles", c'est à dire tombés d'une benne. Les artisans et les industriels sont donc invités à vérifier leurs filets de protection avant de prendre la route.

Des déchets non recyclables

Le problème également nous dit-on au Département de Loire-Atlantique, c'est que ces déchets collectés dans les fossés ou sur les voies d'arrêt d'urgence ne sont plus recyclables.

Ils seront brûlés et contribueront donc au réchauffement climatique et à la dégradation de la qualité de l'air.

45 panneaux posés

Depuis le mois de juin, le Conseil Départemental a donc posé sur certains tronçons du réseau de Loire-Atlantique des séries de trois panneaux invitant chacun à avoir les bons gestes.

De couleur rouge ou verte, ces panneaux rappellent les bonnes pratiques : privilégier les lieux prévus à cet effet pour se débarrasser de nos déchets.

"Il en est de la responsabilité de chacun de faire attention, pour le respect de l’environnement mais également pour la sécurité des autres automobilistes et des agents des routes, déclare Freddy Hervochon, vice-président du Département aux mobilités. Dangereux, polluant, coûteux, les déchets sur les bords des routes doivent disparaître. Alors, tous ensemble, faisons preuve de civisme et gardons nos routes propres."

45 panneaux ont ainsi été installés sur les routes à fort trafic, comme celle de Nantes-Pornic. Simples, visibles, ils devraient être compris de tous.

Ces messages seront également affichés sur les panneaux électroniques. 

60 000 € par an

Un dernier chiffre : le ramassage de ces déchets coûte 60 000 euros par an au Département (donc aux contribuables) et beaucoup de temps aux 287 agents qui sont en charge de ce travail. Autant de temps qu'ils ne passent pas à entretenir les routes.

Avis aux gougnafiers.