Loire-Atlantique : l'inquiétude des habitants de la Brière alors que le niveau des eaux monte

Depuis les pluies diluviennes qui se sont abattues sur les villes et les campagnes ces derniers mois, on a vu l'eau continuer d'abonder dans les rivières et les fleuves ou s'étaler dans les prairies inondables. Quand le terrain est plat, comme en Brière, l'inquiétude monte en proportion.
Mi février, on était à une quarantaine de centimètres du niveau de 2014, année d'inondations en Brière.
Mi février, on était à une quarantaine de centimètres du niveau de 2014, année d'inondations en Brière. © France Télévisions

En Brière, les habitants voient avec inquiétude l'eau se rapprocher des habitations. Mais ici, on a déjà eu les pieds dans l'eau et beaucoup ont une motopompe prête à être mise en marche.

"On est toujours en vigilance témoigne Denis qui habite ici depuis cinq ans. On ne sait jamais si on va avoir les pieds dans l'eau. Depuis que j'habite le quartier, je n'ai jamais vu l'eau monter aussi haut."
 

"On suit attentivement..."

Emmanuel Hérault est l'un des quatre techniciens du Syndicat du Bassin Versant du Brivet. L'équipe surveille 24h/24h et sept jours sur sept le plan d'eau.

"On suit attentivement ça, explique-t-il, on essaye de comparer ça à 2001 ou 2014 où on avait eu des inondations. En 2014, on avait 2m70, aujourd'hui on a 2m26."

Il semble donc y avoir encore de la marge mais les ouvrages prévus pour la gestion hydraulique ne sont pas suffisants en cas de cote trop élevée.
 
Il y a quatre exutoires pour gérer l'eau sur le bassin versant du Brivet.
Il y a quatre exutoires pour gérer l'eau sur le bassin versant du Brivet. © France Télévisions

Ces exutoires fonctionnent douze heures par jour, à marée basse, lorsque la Loire est plus basse que le bassin. Et en cas de trop forte montée, la différence de niveau ne sera plus suffisante et ce sera l'inondation.
 
Si l'eau monte encore, le sable de cette carrière risque de s'échapper vers le marais.
Si l'eau monte encore, le sable de cette carrière risque de s'échapper vers le marais. © France Télévisions

Yves Burban est éleveur-moniteur d'équitation et il craint pour certaines de ses installations et notamment le sable de la carrière où trottent les chevaux.

"Le marais est plein constate-t-il, l'eau ne peut plus s'évacuer. Elle risque de remonter dans la carrière et la crainte, c'est que le sable s'évacue vers le marais."
 

Un soucis permanent

L'eau est un soucis permanent ici. L'hiver, on redoute l'inondation, au printemps il faut que l'herbe pousse pour nourrir les animaux et l'été il faut que les plantes vivent et que les animaux puissent s'abreuver.

Pour 2020, le Syndicat du Bassin Versant du Brivet prévoit de mettre en ligne les différents niveaux d'eau relevés afin de les partager avec l'ensemble des usagers.

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