Loire-Atlantique : Wiker, la plateforme collaborative qui monte

Collaborative et participative, la plateforme Wiker se fait le relais de l’actualité des communes rurales. Un retour à la proximité et une volonté de promouvoir le dynamisme local auprès des habitants.

Dylan Deshayes, créateur de la plateforme participative Wiker
Dylan Deshayes, créateur de la plateforme participative Wiker © Céline Dupeyrat/France Télévisions

Actualités associatives, culturelles, commerciales, toutes ces informations à l’échelle d’une commune sont accessibles via la plateforme Wiker : il suffit de choisir sa commune ou ses voisines pour y accéder en un clic.

En 2009, à la fin de ses études, lorsque Dylan Deshayes s’installe à Donges, une ville où il a grandi, la commune est devenue, selon certains, une ville dortoir. Lui, fait pourtant le constat qu’il existe de nombreuses associations organisant des évènements malheureusement peu relayés hors du réseau des adhérents.

"J’ai vu qu’il y avait 60 sites internet sur la commune de Donges ; je me suis dit que j’allais créer un espace commun pour permettre de faire le lien vers toutes ces associations et ces évènements et encourager les gens à venir dans le centre-ville", explique le jeune informaticien.

Capture d'écran Plateforme Wiker
Capture d'écran Plateforme Wiker

30 000 visiteurs chaque mois

Ainsi est né le réseau Wiker. Fort de l’engouement suscité et des sollicitations des communes environnnantes, Wiker devient une entreprise en 2016 et se développe en Loire-Atlantique, en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan.

Aujourd’hui, la plateforme et l’application mobile recensent l’actualité de 166 communes et attirent 30 000 visiteurs par mois. 13 000 associations et commerces y sont référencés.

Géraldine, brocanteuse a Lavau sur Loire est cliente de la plateforme et ambassadrice Wiker
Géraldine, brocanteuse a Lavau sur Loire est cliente de la plateforme et ambassadrice Wiker © France Televisions - Céline Dupeyrat

Initialement lancée pour favoriser le lien social à l’échelle des communes de moins de 20 000 habitants, la plateforme se déploie désormais dans les grandes villes "en créant des villages à l’intérieur de la ville pour créer du lien entre voisins".

Gratuite, la plateforme mise sur le collaboratif : chacun peut s’inscrire et recevoir des informations et chacun peut publier l’actualité de son association, l’agenda des évènements sportifs, culturels…

Un modèle économique rentable

"Ce sont les commerçants partenaires qui financent la plateforme", explique Dylan Deshayes. Pour 30 euros par mois, les commerçants ont accès à des services supplémentaires comme une page complète de présentation ou la publication de  leurs "bon plans".

"Cette plateforme participative s’est révélée réellement pertinente au moment du premier confinement quand il a fallu mettre en place un communication sur les livraisons à domicile, lorsque le magasin était fermé", confirme Vanessa Benigmo, opticienne à Donges.

Vanessa opticienne à Donges est abonnée à Wiker pour 30 euros par mois
Vanessa opticienne à Donges est abonnée à Wiker pour 30 euros par mois © France Televisions - Céline Dupeyrat

Les commerçants sont accompagnés par un ambassadeur local qui les conseille notamment dans leur communication numérique. La plateforme compte aujourd’hui 200 commerces partenaires, comme Géraldine Rolland, brocanteuse à Lavau-sur-Loire, ravie d’avoir rejoint la plateforme et de participer au développement d’initiatives locales. "Pendant le confinement, j’ai pu développer le click and collect et rencontrer d’autres commercants", explique-t-elle.

Le jeune entrepreneur compte bien étendre le maillage territorial de sa plateforme. Il recherche pour cela des ambassadeurs locaux, "des gens engagés, qui aiment leur communes et recherchent un complément de revenus".

L’application sera bientôt accessible dans le Puy-de-Dôme et dans l’Essonne. A l’horizon 2025, il ambitionne d’être présent dans 30 000 communes françaises.

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