Nantes : un concours de préparation pour l'Ecole Nationale de la Magistrature

© Nathalie Bourreau / Maxppp
© Nathalie Bourreau / Maxppp

Un nouveau Master 2 de préparation au concours de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) a été créé à Rennes, la première formation de ce type en France qui soit diplomante. Nantes est dans la boucle. 

Par EJ avec AFP


Ce nouveau Master accueille une trentaine d'étudiants en Droit sélectionnés dans les universités de Rennes, Brest et Nantes. "La formation diplomante permet d'envisager d'autres débouchés" pour ceux qui n'auront pas réussi le concours, a souligné Xavier Ronsin, premier président de la cour d'appel de Rennes et ancien directeur de l'ENM, à l'initiative du projet.

Ce Master est aussi une nouvelle étape dans la démocratisation de l'accès au concours après la création des trois classes préparatoires de l'ENM en 2008 et 2009 à Paris, Douai et Bordeaux, qui ont déjà permis d'ouvrir les portes de l'école de la magistrature à des étudiants boursiers. Olivier Leurent, directeur de l'ENM, partenaire de ce Master, a insisté pour que l'accès "soit démocratique et égalitaire, quelles que soient les origines sociales ou géographiques". "A défaut, le recrutement sur concours des magistrats n'est qu'un alibi pour maintenir l'institution judiciaire entre les mains d'un petit groupe de citoyens privilégiés,ne représentant en rien le peuple français au nom duquel la Justice est pourtant rendue", a-t-il considéré. "La magistrature doit être rendue par des magistrats issus de tous les territoires de la République", a rappelé M. Ronsin, qui a aussi porté ce projet afin d'ouvrir une voie vers l'ENM aux 8.000 étudiants en Droit de la Bretagne historique (Bretagne et Loire-Atlantique).

Les statistiques établies par le service concours de l'ENM démontrent une surreprésentation des auditeurs nés en Ile-de-France (28,6% en 2015 et 26,78 en 2016) mais des taux largement inférieurs pour plusieurs autres régions comme la Bretagne (4,18% et 6,28%). Le nouveau Master associe la cour d'appel de Rennes, où était signée la convention lundi, l'ENM et les trois universités de Rennes, de Nantes et de Bretagne occidentale (UBO) à Brest. Chaque année 3.000 à 3.200 personnes tentent ce concours, pour 215 places.

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