Digital week : Anaïs Vivion élue Femme du Digital de l'Ouest

Anaïs Vivion, à 27 ans elle est élue Femme du Digital de l'Ouest pour sa start-up Be App / © Christophe Turgis
Anaïs Vivion, à 27 ans elle est élue Femme du Digital de l'Ouest pour sa start-up Be App / © Christophe Turgis

Anaïs Vivion est la première Femme du Digital de l'Ouest. À 24 ans elle a créé Be App à Saint-Herblain, 3 ans plus tard sa start-up compte 17 salariés qui produisent des applications pour smatphones et tablettes

Par Christophe Turgis

Parce que les femmes représentent 25%, seulement, des emplois de l'industrie 2.0, Sandrine Charpentier et Sandrine Fouillé ont eu l'idée de défendre la cause des femmes dans cette industrie en plein développement, elles ont créé le prix Femmes du Digital de l'Ouest. Une grille de sélection draconienne et quelques candidates plus tard passées à la moulinette, Anaïs Vivion est devenue cette Femme du Digital de l'Ouest.

Anaïs Vivion, 27 ans, un sourire à faire fondre les plus durs à cuire, un fou rire à fendre les armures les plus solides.Un mug de café d'une main un iphone vibrionnant dans l'autre. Et une start-up qui avance à marche forcée. Elle a fondé Be App... avec des garçons ! Pas le choix finalement, tant les filles restent en retrait dans cette industrie fagocitée par les garçons. Geek n'a pas de féminin... élégant !


On ne peut pas être ce qu'on ne voit pas

C'est que les filles ne représentent que 26% des emplois dans ce secteur porteur d'emplois. Pas normal, et pas d'explication logique non plus. Certes si les métiers du codage numérique sont des métiers techniques, ils ne sont pas des métiers physiques. Après tout travailler sur un clavier devant son écran, que ce soit pour dactylographier du texte ou rédiger des lignes de code, l'effort paraît le même. Pourtant on retrouve ce bon vieux clivage, métier technique contre métier bureautique !

Le code serait donc un truc de mecs ! Pas d'accord entonnent en cœur Sandrine Charpentier et Sandrine Fouillé, qui veulent faire savoir aux filles qu'elles ont toute leur place dans ces nouveaux métiers. "Il faut créer des rôles modèles, montrer que les femmes aussi peuvent envisager une carrière". Citant volontiers, Shéryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook : "On ne peut pas être ce qu'on ne voit pas".


Le code, un truc de mecs ?

Seconde femme mise en lumière, Émilie Gerer, intrapreneuse chez Akeneo, un éditeur de logiciel spécialisé dans la gestion de contenus de type catalogue de vente par correspondance. Une personnalité très différente, sourire bienveillant, toujours un peu en réserve, mais fonceuse sans aucune hésitation ! Intrapreneuse, plutôt que chef de projet, car si elle gère son équipe, elle est libre de s'organiser, d'investir au fur et à mesure de ses besoins de ses aspirations. Comme le ferait une créatrice de start-up.

L'image des métiers du code informatique reste surtout celle du technicien le regard rivé sur ses lignes de code défilant sur l'écran. Anaïs Vivion a déjà fait évoluer ce métier en lui adjoignant des métiers plus "artistiques" de designer web par exemple, en développant le relationnel autour de la création des apps qui constellent les écrans de nos smartphones. Efficace et joli, voir même, gentil et douillet, et c'est peut-être ça le truc des filles pour affirmer que le web : c'est pas que pour les garçons !


Notre reportage : les Femmes du Digital de l'Ouest

Le prix : Femmes du Digital de l'Ouest

 

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