FC Nantes : l'attelage Kita/Der Zakarian repart pour une 5e saison

"Avec M. Kita, on a une relation bien meilleure que lors de mon premier passage. On n'est pas toujours d'accord, mais on se parle franchement. Et ça fonctionne",
a récemment expliqué le technicien franco-arménien. / © Maxppp
"Avec M. Kita, on a une relation bien meilleure que lors de mon premier passage. On n'est pas toujours d'accord, mais on se parle franchement. Et ça fonctionne", a récemment expliqué le technicien franco-arménien. / © Maxppp

Leurs désaccords par voie de presse sont souvent spectaculaires, mais l'entraîneur Michel Der Zakarian et le président Waldemar Kita vont démarrer leur cinquième saison ensemble à la tête du FC Nantes, pour le pire, mais aussi le meilleur.

Par AFP - éditing Claude Bouchet

La relation Der Zakarian/Kita, c'est un peu "Je t'aime, moi non plus", avec peu de "Je t'aime" et pas mal de "Moi non plus". Entre ces deux hommes de convictions - rarement les mêmes - les raisons de s'accrocher sont nombreuses et font les délices de la presse sportive, qui ne se lasse pas de titrer sur les "désaccords", les "tensions", les "clashes" entre les deux hommes.

Il faut dire que Waldemar Kita, qui a mené la vie dure à plus d'un entraîneur, n'hésite jamais à distribuer des mauvais points dans la presse. Lorsqu'en février 2014, Der Zakarian se plaint du manque de recrues au mercato hivernal, Kita n'hésite pas à lui demander d'"arrêter de pleurer".
Ou encore fin mai, alors que Nantes a réussi à se maintenir pour la deuxième saison de suite, malgré une interdiction de recrutement, le président
a publiquement jugé la saison "ratée", estimant que l'entraîneur aurait dû tirer davantage de son effectif.

L'homme d'affaires franco-polonais assume cette stratégie de la confrontation, même s'il la minimise:

"Des tensions? Aucune. Michel veut défendre ses intérêts, moi l'intérêt financier du club".


Les résultats sont d'ailleurs là pour prouver que l'association fonctionne.

La franchise d'abord

Arrivé à l'été 2007 à la tête du club, Kita confirme Der Zakarian -nommé coentraîneur avec Japhet N'Doram en février- à la tête de l'équipe première et les Canaris remontent immédiatement en Ligue 1, ce qui ne l'empêche pas de le virer après trois journées la saison suivante, sur les conseils mal avisés de son entourage de l'époque (les jaunes et verts redescendront immédiatement en Ligue 2). En 2012, après trois saisons à végéter en L2, c'est à nouveau Der Zakarian que Kita va chercher pour redresser le club, avec un nouveau succès à la clé, puisque "MDZ" fait encore remonter Nantes dès sa première saison.

"Avec M. Kita, on a une relation bien meilleure que lors de mon premier passage. On n'est pas toujours d'accord, mais on se parle franchement. Et ça fonctionne",


a récemment expliqué le technicien franco-arménien. Au quotidien, c'est Franck Kita, 32 ans, le fils du président, bombardé directeur général du club, qui fait le tampon entre les deux hommes.
"Le président, c'est M. Kita. Mais Franck dirige le club au quotidien, c'est avec lui que j'échange, même si j'ai toujours son père au téléphone, au moins tous les deux soirs", a raconté Der Zakarian dans L'Équipe au printemps. Plus diplomate que son père, il est tout aussi inflexible dans les négociations
et dans ses décisions. "Je donne mon avis, mais ce sont eux les patrons", a ajouté l'entraîneur.

Alors qu'il entre dans sa dernière année de contrat et que l'été dernier son nom était murmuré à Lille, voire à Saint-Étienne en cas de départ de Galtier, Der Zakarian- très attaché au FC Nantes où il est revenu aussi pour des raisons familiales - a clairement dit qu'il ne fermait pas la porte à une prolongation.

Il faut croire qu'il n'est pas toujours facile de se sortir d'une relation, aussi agitée soit-elle.

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