Les épreuves du bac 2019 ont commencé il y a déjà plusieurs jours avec le sport ou les langues. Mais ce lundi matin débutait la semaine d'épreuves finales. A 8h, les lycéens ont eu connaissance des sujets de philosophie pendant, qu'à l'extérieur, les syndicats mobilisaient.
Ce lundi 17 juin en Pays de la Loire, 21 932 candidats au bac général étaient invités à se présenter à leur centre d'examen. La suite se déroulera tout au long de cette semaine.
La série S (scientifique) a le plus grand nombre de candidats avec 11 019 inscrits, viennent ensuite les ES (économique et sociale) 7 464, et loin derrière les L (littéraire) avec 3 449 candidats.
Les bacs technologiques eux totalisent 8 110 candidats et 1073 pour les bacs pro.
Voilà pour les chiffres.
La morale, le temps...
Quant aux sujets du bac de philosophie qui symbolisent chaque année le coup d'envoi de cette épreuve phare de l'éducation nationale, on avait à s'interroger sur l'art : "A quoi bon expliquer une œuvre d'art". Le temps : "Est-il possible d'échapper au temps". Ou encore la morale : "La morale est-elle la meilleure des politiques".
Pour ceux qui préféraient l'explication de texte, on pouvait tester son savoir ou tenter sa chance sur Descartes ou Freud.
A Nantes, une centaine de professeurs s'étaient rassemblés devant le lycée Guist’hau. Rien à voir avec Freud ou la morale, on était plutôt dans le très concret du genre "la nouvelle réforme du bac est-elle une bonne chose ?"
Le SNES FSU n'appellait pas au blocage mais à une grève de la surveillance. L'appel n'a pas eu le succès escompté puisque selon une estimation approximative du syndicat il n'y aurait eu que 15 à 20 % de grévistes (2% selon le rectorat) et apparement aucune conséquence sur les épreuves, le rectorat ayant convoqué plus de surveillants.
"Le bac sera un bac local"
Guy Deniau est professeur de philosophie à Nelson Mandela à Nantes. Syndiqué à Sud-Education, il était gréviste devant ce même lycée ce lundi matin.
"Le bac (après réforme) sera un bac local, regrette-t-il, un bac lié à chaque établissement. Il y aura une inégalité territoriale, les lycéens des campagnes seront fortement défavorisés parce que toutes les spécialités ne seront pas offertes, ils ne pourront pas aller dans d'autres lycées pour suivre les spécialités qu'ils auraient voulu choisir."
Cet enseignant craint aussi que la réforme n'implique un abaissement des exigences qu'il juge, avec d'autres collègues, inquiétant.
Les syndicats doivent décider quelle suite à donner : continuer la grève de la surveillance, lancer une grève de correction des copies ou repousser la mobilisation à la rentrée.
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