Coronavirus : la métropole aux plus jeunes des habitants : "ils doivent agir en responsabilité et par solidarité"

La métropole de Nantes par la voix de sa présidente, Johanna Rolland, a proposé ce vendredi 25 septembre un plan de Prévention de Protection Renforcé métropolitain (P2R) pour renforcer et coordonner avec l'État et les autorités de santé la lutte contre le coronavirus.

Johanna Rolland, présidente de la Métropole de Nantes
Johanna Rolland, présidente de la Métropole de Nantes © Loïc Venance / AFP
Johanna Rolland, la présidente de la métropole de Nantes ne veut se substituer, ni aux maires, ni à l'agence Régionale de Santé (ARS), ni au préfet représentant de l'État. "Pour autant je ne veux pas être prévenue une demi-heure avant une décision de l'État !"
 

Agir en responsabilité et par solidarité

"Il faut se préparer en amont, se coordonner entre pouvoirs publics pour limiter au mieux la progression du virus et limiter en même temps la pression sur les personnels de santé. C'est un travail collectif"

Johanna Rolland veut prendre des décisions en commun pour toutes les communes de la métropole, en fonction des nécessités sanitaires. Et d'en appeler aux plus jeunes des habitants : "ils doivent agir en responsabilité et par solidarité. Ils doivent comprendre le lien entre responsabilité individuelle et collective".

Ce plan de Prévention de Protection Renforcé métropolitain est destiné à permettre à chacun de comprendre les décisions prises ou à prendre. "C'est un plan pour rassurer les citoyens, les associer aux décisions".
Ce P2R sera en ligne à la disposition de tous à partir du lundi 28 septembre sur le site de la Métropole de Nantes.
 

Agir au mieux de l'intérêt des habitants

Le préfet, Didier Martin, rappelle l'objectif de l'État dans cette crise sanitaire, "protéger la santé de ses concitoyens". Il souligne le partenariat mené avec la métropole de Nantes, même si, reconnait-il "le virus ne connait pas les limites administratives". Il faut donc "agir au mieux de l'intérêt et des habitudes des habitants".
Le préfet de la Loire-Atlantique souligne le travail fait en Sarthe ou en Mayenne "qui a permis d'enrayer la progression de la maladie, la discipline collective a réussi".

Et de souligner son expérience personnelle, "j'étais préfet de la Moselle au moment du pic épidémique, avec plus de 1300 morts, pas une famille de Moselle n'a été épargnée par un décès. Je ne veux pas revivre ça "!

Le préfet compte sur la discipline des citoyens, "je ne peux agir et intervenir que dans l'espace public. Pas dans l'espace privé". Mais il précise cependant que d'ici la semaine prochaine des décisions seront prises au sommet de l'État pour faire évoluer la Loi. "Pour l'instant, on ne change rien concernant les réunions de familles en Loire-Atlantique, si des restriction devaient s'imposer, il y aura un délai pour leur mise en application. Il n'est pas question de prendre les gens par surprise".
 
Coronavirus : la métropole de Nantes veut agir en concertation avec les autorités contre la covid-19

 

Le rebond est une réalité

L'épidémie a repris dans l'agglomération nantaise, Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'Agence Régionale de Santé, indique que "si les indices de la progression du virus restent en dessous de la moyenne nationale, il ne faut pas s'en réjouir et encore moins baisser la garde".

"Le rebond est une réalité, pas une fatalité, chaque jour compte pour freiner sa progression", ce plan de Prévention de Protection Renforcé métropolitain lui apparaît comme "le bon moyen pour établir une relation de confiance, et agir tôt et vite, sans précipitation".

Dans la métropole de Nantes le taux d'incidence est de 82,4 / 100 000 habitants, et le taux de positivité de 5,2 %
Pour la seule ville de Nantes, le taux d'incidence est de 105 / 100 000 habitants, et le taux de positivité de 5,2 %

Pour la région des Pays de la Loire, le taux d'incidence est de 60 / 100 000 habitants et le taux de positivité de 4,5%
Pour le département de Loire-Atlantique, le taux d'incidence est de 60,9 / 100 000 habitants et le taux de positivité de 4,7 %

Dans la région, 22 personnes se trouvent dans un service de réanimation, 10 il y a une semaine, et 150 personnes sont hospitalisées, 80 il y a une semaine.

Enfin le taux d'incidence chez les personnes âgées de plus de 65 ans résidant à Nantes est de 37 / 100 000 habitants.
 
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