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Nantes : déboutée du droit d'asile, mais logée par l'Etat

Le Conseil d'Etat a obligé la préfecture à héberger d'urgence la famille franco-camerounaise. / © Lino Bento / Flickr
Le Conseil d'Etat a obligé la préfecture à héberger d'urgence la famille franco-camerounaise. / © Lino Bento / Flickr

C'est une première, qui devrait faire jurisprudence. A Nantes, une camerounaise, déboutée du droit d'asile, a obtenu le droit à un hébergement d'urgence, pour elle et pour ses deux enfants, suite à une ordonnance rendue lundi par le Conseil d'Etat.

Par Eleonore Duplay

Une femme de 29 ans, qui pousse la porte du commissariatcentral de Nantes, pour y trouver refuge avec ses deux enfants, âgés de 15 mois et de deux ans et demi.
C'était vendredi soir, et cela faisait trois jours que la mère de famille, camerounaise, se trouvait à la rue.
Arrivée en France en 2015, sa demande d'asile a été rejetée début septembre, entraînant la perte du logement qu'elle occupait à Saint Aignan de Grandlieu.

Titulaire d'une autorisation de travail, et dans l'attente d'un permis de séjour, en tant que mère d'un enfant français, la jeune femme aurait dû être prise en charge par le Samu Social. Mais le 115 ne lui a proposé, pour tout hébergement, qu'une chambre située à 35 kilomètres de chez elle, au Loroux-Bottereau.


La préfecture contrainte à héberger d'urgence



Les appels au 115, le référé devant le tribunal administratif de Nantes n'ayant rien donné, l'avocate de la mère s'est finalement tournée vers le Conseil d'Etat. C'est ce dernier qui a lundi, rendu une ordonnance pour obliger la préfecture à héberger d'urgence toute la famille, estimant que la situation "épouvantable à Nantes, avec énormément de gens à la rue", ne pouvait pas servir d'excuse.

La jeune femme et ses deux enfants ont été installés dans une chambre d'hôtel à Trignac, pour 15 jours seulement. Mais cette décision devrait désormais faire jurisprudence.

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