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Energies Marines Renouvelables : 80 emplois menacés chez GE à Nantes, les salariés inquiets

Une turbine GE assemblée à l'usine de Montoir traverse Saint-Nazaire avant d'être embarquée à l'export. / © C.François France Televisions
Une turbine GE assemblée à l'usine de Montoir traverse Saint-Nazaire avant d'être embarquée à l'export. / © C.François France Televisions

Toujours pas de décision du Conseil d'Etat, toujours pas de commande d'éoliennes, General Electrics annonce une Rupture Conventionnelle Collective concernant 80 emplois. Les salariés craignent pour la pérénité de leurs emplois.

Par TB, CF avec l'AFP

Le 1er février, la direction de General Electrique Wind France avait annoncé un plan de rupture conventionnelle collective de 80 postes, soit un tiers des 246 salariés du site nantais, principalement dans les branches projets et ingénierie de cette filiale des énergies renouvelables du conglomérat américain.

Pour le Conseil social et économique (CSE), ce plan traduit "une vision à court-terme dépourvue de stratégie globale et fait peser un risque quant à la pérennité de cette activité stratégique".

"On sent le vent tourner" estime Cyrille Gohier, l'un des membres de ce CSE. 

Des retards inquiétants


Pour le CSE, le risque, c'est que l'entreprise ne soit plus "en capacité d'assurer la réalisation des champs français" notamment les projets offshore développés par EDF à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados).

Ce qui inquiète aussi les salariés, c'est la décision du Conseil d'Etat qui doit se prononcer sur la validité ou non de deux recours déposés par des associations environnementales et qui concerne en particulier l'insatallation de 80 éoliennes de 6 mégawats au large de Saint-Nazaire, ce qui aurait des conséquences sur l'usine de Saint Nazaire qui doit construire ces éoliennes. 

Calibrée pour accueillir entre 300 et 400 salariés, l'usine nazairienne tourne au ralenti en attendant l'éventuel feu vert du projet. Le site de Cherbourg est également concerné. 120 personnes y travaillent à la fabrication de pales d'éoliennes.  
 

La décision du Conseil d'Etat repoussée à mai


Le Conseil d'Etat devait se prononcer le 27 mars. Désormais, on parle du mois de mai pour connaître son avis. Ces retards mettent en péril l'activité de toutes ces entreprises.

Pour GE Wi nd France, même avec la commande d'un champ éolien dans un futur proche, des mois et des mois seront nécessaires pour relancer la production. 
 

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