FC Nantes : ce mercredi soir face à Rennes, l'heure de vérité pour Raymond Domenech

"La vérité, ce sera le match" et cette heure de vérité arrive pour Raymond Domenech. Le tout nouvel entraineur du FC Nantes rentre dans le vif du sujet ce mercredi contre le Stade Rennais dans un derby breton crucial pour des Canaris en pleine déroute.

Raymond Domenech, le 31 décembre 2020
Raymond Domenech, le 31 décembre 2020 © LOIC VENANCE / AFP

Il n'a plus entraîné en première division française depuis Lyon il y a près de 30 ans, il ne s'est plus vraiment retrouvé sur un banc depuis la débâcle des Bleus au Mondial 2010. Ses joueurs n'ont plus gagné depuis deux mois et n'ont que trois points d'avance sur le barragiste.

Voilà pour le constat d'avant-match concernant les Canaris qui reçoivent ce mercredi soir à la Beaujoire le Stade Rennais, actuel 4e du classement.

Raymond Domenech affiche cependant sérénité et décontraction, tout à son plaisir de retrouver le terrain.

Recruté pour assurer la fin de saison du FC Nantes, il assure vouloir avant tout se fondre dans la riche tradition locale de jeu à la Nantaise, basé sur le collectif, et "faire refleurir l'ADN du club". Mais après avoir testé trois systèmes de jeu à l'entraînement, Domenech assure avoir déjà "une idée précise" de celui qu'il alignera face à Rennes.
 

Un manque d'"esprit collectif" 

Dans un avenir proche, il a cependant demandé au capitaine Nicolas Pallois de réunir quelques cadres de l'équipe pour "un vrai échange (...). J'ai besoin de leur vécu et de leur ressenti pour construire quelque chose".
    
Et malgré les critiques sur les récentes prestations décevantes des Canaris, "je trouve que c'est un groupe sain, qui fait des efforts", a-t-il assuré lundi à la presse, en précisant que l'équipe manquait surtout d'esprit collectif.

Lui se voit comme un "coordinateur", chargé de "permettre à chacun d'être le mieux possible". Ensuite, ce sera aux joueurs d'agir. "La vérité, ce sera le match".
    
Peu importe le contexte, son étiquette de 15e entraîneur de l'ère Kita ou la fronde d'une partie des Ultras contre le président.

"Quand je suis arrivé à Lyon (1988-1993), M. Aulas (président du club depuis 1987) venait de virer trois entraîneurs. Il n'avait pas d'expérience, il était contesté",
a-t-il rappelé.

Peu importe non plus le temps écoulé depuis ce dernier contact avec un club professionnel : "Le jeu se joue toujours à 11 contre 11", seuls les moyens techniques et la taille des staffs ont évolué.

Il peut cependant s'attendre à un premier sommet compliqué en guise de reprise, avec un derby qui aurait certainement été incandescent si le public avait été admis à la Beaujoire.    

Remonté au pied du podium de Ligue 1 après un automne morose, Rennes reste sur quatre victoires d'affilée... et sur l'émotion de la victoire arrachée grâce à deux buts dans les arrêts de jeu lors du dernier derby il y a un an au Roazhon Park.
    
Match à partir de 19 heures à La Beaujoire.

Raymond Domenech est attendu au tournant par ses détracteurs.


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