Folle Journée de Nantes : un préjudice de plus de 230 000 euros, la SAEM se porte partie civile

La SAEM de la Folle Journée a annoncé qu'elle allait se porter partie civile après avoir porté plainte en mars dernier suite à des "erreurs" dans la comptabilité de son ancienne directrice.

La Folle journée de Nantes 2019
La Folle journée de Nantes 2019 © Luc Prisset, France 3 Pays de la Loire

C'est un audit, complémentaire au premier demandé, par la société anonyme d’économie mixte de La Folle Journée, qui fait état "d’un montant dû à la SAEM de 232 978 € par Joëlle Kerivin, auxquels s’ajoutent 3 500 € auprès du fonds de dotation".

Joëlle Kerivin est l'ancienne directrice du festival de musique classique. Elle avait dû quitter ses fonctions en mars dernier suite à un premier audit. Sur la base des résultats de cet audit, la ville avait, par ailleurs, déposé plainte auprès du Procureur de la République le 1er mars dernier.

"Alors que la Présidente de l’Espace Simone de Beauvoir est également directrice générale de la SAEM La Folle Journée, la Ville de Nantes a voulu vérifier d’éventuels mouvements financiers coordonnés entre les deux structures, précisait la municipalité de Nantes dans un communiqué le 12 mars dernier, elle a immédiatement commandité un audit de gestion comptable des deux structures (auprès de la société KPMG).

Les résultats de l'audit complémentaire ont été portés à la connaissance des membres du Conseil d’administration lors d'une réunion qui a eu lieu lundi.

"Sans préjuger du montant global issu de l’enquête en cours, cette somme (de 232 978 euros) correspond d’ores et déjà à des avances sur salaires et frais, entre le 1er juillet 2017 et le 15 mars 2021, date de la remise de la démission de Joëlle Kerivin, elle a été établie sur la base de contrôle des états de rapprochements bancaires de la SAEM, de l’analyse de mouvements des comptes, du rapprochement des pièces justificatives et contrôles par sondages des notes de frais, factures auprès des fournisseurs et des soldes fournisseurs débiteurs".

Tous les éléments ont été transmis au Procureur de la République dans le cadre de l’enquête en cours. La SAEM, qui avait porté plainte dès mars dernier, a décidé de se porter partie civile.

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