Incendie de la cathédrale de Nantes : un témoignage troublant

Maxime est le premier à prévenir les pompiers ce samedi 18 juillet lorsqu’il aperçoit à 7h44 le brasier entre les deux tours de la cathédrale de Nantes. Une demi-heure plus tôt il a aussi entendu des notes de musique provenant de l’orgue.

La cathédrale de Nantes après l'incendie qui a ravagé son grand orgue le 18 juillet 2020
La cathédrale de Nantes après l'incendie qui a ravagé son grand orgue le 18 juillet 2020 © France Télévisions - Caroline Ditte
Alors que l’enquête sur l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes est en cours, le témoignage de Maxime Anizan, riverain, pourrait bien être déterminant.

Ce samedi 18 juillet, un peu après 7h30, Maxime attend le bus à quelques dizaines de mètres de l’édifice religieux, pour rejoindre son lieu de travail. Depuis l’arrêt Saint-Pierre, la vue est parfaite sur le portail de la cathédrale et sa verrière à mi-hauteur, mais à ce moment-là, Maxime regarde ailleurs, les écouteurs vissés sur les oreilles.

"J’enlève mes écouteurs et j’entends du bruit comme du verre qui se casse. Je me retourne, et je vois l’énorme brasier entre les deux tours. Grande stupeur. C’était le seul bruit qu’on entendait dans la rue, le bruit de petites explosions de verre", raconte le jeune homme.

A 7h44, il prévient les pompiers qui l'interrogent pendant 1 minute pour connaître la localisation précise des flammes. Très vite, les moyens sont déployés. Une centaine de pompiers parviennent à circonscrire l’incendie vers 10h, mais les dégâts sont considérables. Maxime, lui, part à son travail mais un évènement matinal l’interroge : depuis les fenêtres de son appartement situé dans le quartier, il a entendu les sons de l’orgue ce matin-là.

"Aux alentours de 7h15, j’entends comme des bruits d’orgue. Pourquoi des bruits d’orgue à cette heure-ci ? Je me suis fait la réflexion. Est-ce-que quelqu’un joue avec ? Ce n’était pas mélodieux. On aurait dit un enfant qui joue avec un piano", explique-t-il.

Ce fait intéressera sans nul doute les policiers chargés de l’enquête. Dès samedi 18 juillet, le procureur de la République, Pierre Sennes, précisait que trois départs de feu distants les uns des autres avaient été repérés à l'intérieur de la cathédrale.

Un bénévole du diocèse, placé en garde à vue samedi, a été remis en liberté dimanche soir "sans aucune poursuite", a indiqué le procureur de Nantes.  
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