INTERVIEW. Un nouveau morceau de la Nantaise Miss Machine pour bien commencer la semaine...

Elle a la pop dans le sang et le rock dans le médiateur, Miss Machine est de retour avec un nouveau single tubesque à souhait. Ouvrez grands les oreilles et surtout les yeux pour regarder les choses avec elle...

Nous l'avions rencontrée il y a un peu plus d'un an, Éloïse Boisseau aka Miss Machine sortait alors un premier EP baptisé Tout autour (interview à retrouver ici), elle revient aujourd'hui avec un nouveau morceau accompagné de son clip, Regarder les choses. Mais quelles sont ces choses ? C'est ce que nous nous sommes empressés de lui demander...

Il y a un an sortait ton premier EP. Que s'est-il passé depuis ?

Éloïse Boisseau. Il y a eu notamment l’enregistrement de ce nouveau morceau, quelques concerts très chouettes et le tournage du clip ! Le premier EP a été bien reçu, cela m’a permis d’avoir en particulier un tourneur, même si – comme pour tout le monde – tout a été un peu au ralenti de ce côté. Les projets ne manquent pas, c’est souvent le temps qui manque ! 

Ton nouveau titre s'appelle Regarder les choses. Quelles sont ces choses? 

É.B. Ce terme de « choses » ne peut en effet pas être plus générique ! Vouloir compulsivement « Regarder les choses » est à double tranchant : on peut se perdre dans une obsession malsaine (pensez au cœur brisé qui se réfugie dans le souvenir photographique d’une époque passée) ou au contraire s’épanouir dans une contemplation mystique. Le rapport que l’on a à la perception et aux images est parfois sclérosant et nous empêche d’agir, mais peut également être libérateur (si l’on gagne – comme on dit – en clairvoyance). C’est une variation sur ces thèmes qui est au cœur du morceau.  

Musicalement, on est toujours dans la veine pop-rock. Avec quelques touches de synthé. As-tu le sentiment d'avoir trouvé ton univers, ton style? Ou peut-être te cherches-tu encore ?

É.B. J’imagine que mes morceaux évoluent naturellement ; j’adore la pop-rock, et l’univers de Miss Machine est en effet complètement dans cette lignée. Après, il y a toujours une sorte de temps de latence assez important entre la composition et la diffusion, si bien que les évolutions ne sont pas tout de suite immédiatement perçues. « Regarder les choses » est un morceau écrit en 2019 par exemple, et il y a aujourd’hui dans mon répertoire des morceaux écrits plus récemment (que je joue notamment en concert) qui sont peut-être un peu différents dans le style, avec par exemple des tempos plus élevés, un peu plus d’électro dans les compositions, etc. Dans les grandes lignes, cela reste toutefois de la pop-rock en français, avec des guitares et des synthés !  

De quoi j'ai l'air, tout autour, Regarder les choses... Tu as le chic pour nous mettre des mélodies dans la tête qui vont nous accompagner pendant des heures. C'est quoi le secret, ton secret, d'une mélodie réussie ?

É.B. Oh bah c’est super gentil ! Je ne sais pas trop ; je ne crois pas qu’il y ait de secret, mon critère est toujours que la mélodie en question me plaise (mais c’est presque trivial) ! 

Le clip qui l'accompagne est signé Broken Ninja, il est assez étrange, mystérieux, avec une touche de fantastique. Peux-tu nous en dire un mot ou deux. Où a-t-il été tourné ?

É.B. Oui, cela me fait plaisir d’en parler parce que c’est l’occasion de remercier Trampoline 44, qui est un énorme parc de divertissements situé à la sortie de Nantes, à Saint-Sébastien précisément. Ils ont accueilli très favorablement le projet et toute l’équipe a été très, très sympa avec nous. Nous avons donc filmé le clip entièrement dans leurs locaux, juste avant la réouverture. Je ne te cache pas que filmer dans un parc de trampolines était au moins aussi amusant et plaisant qu’on peut l’imaginer ! C’était d’ailleurs presque un problème car le morceau est finalement assez sombre, et sur chaque prise j’avais un grand sourire ! Broken Ninja (qui avait déjà réalisé le clip précédent) a choisi une esthétique en noir et blanc très contrastée, avec – encore une fois – le désir que j’évolue dans un univers un peu étrange, aux contours mal identifiés ; cela participe à créer une ambiance visuelle singulière autour du projet, c’est chouette ! Et puis, bien entendu, il y a la contrainte de devoir réaliser le clip sans budget dédié ! Broken Ninja est en fait le batteur du projet Miss Machine, tout est donc fait en auto-production, avec les moyens du bord !  

Pourra-t-on te voir en concert dans la région prochainement ? Plus largement, quels sont tes projets ?

É.B. Il y a plusieurs projets en cours : j’ai deux autres morceaux qui ont été enregistrés et masterisés récemment et que j’aimerais diffuser ces prochains temps. Parmi ces deux morceaux, il y a une reprise un peu étonnante (je fais un peu de teasing) ! Nous allons essayer de faire pour chaque morceau un clip. L’idée est de diffuser de temps en temps, au coup par coup, des singles. J’aimerais beaucoup enregistrer un album entier, mais il faudrait pour cela que je sois davantage encadrée (typiquement par un label). J’ai une quinzaine de morceaux en démo ou en maquette qui ne demandent qu’à être enregistrés ! Pour ce qui concerne les concerts, cela reprend doucement : j’ai eu la chance de faire la première partie de Cock Robin la semaine dernière en région parisienne, c’était vraiment super ! J’aimerais bien tourner davantage mais ce n’est pas toujours facile de trouver des dates ; il n’y a pour l’instant pas de concert prévu dans la région avant le mois d’avril, mais j’espère que ça va changer ! 

Merci Éloïse, propos recueillis par Éric Guillaud le 18 octobre 2021

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