Méthaniseur géant de Corcoué-sur-Logne. L'enquête publique débute ce 15 mai

L’enquête publique concernant le projet de méthaniseur à Corcoué-sur-Logne, en Loire-Atlantique, débute ce 15 mai et s’achèvera le 16 juin. Le gigantisme de ce projet agro-industriel, initié par la coopérative d'Herbauges et le groupe danois Nature Energy, est contesté par les riverains et les élus.

L'enquête publique organisée par la préfecture de Loire-Atlantique va durer 33 jours. Durant ce laps de temps, le public pourra s'informer et s'exprimer sur le projet d'implantation d'un méthaniseur sur la commune de Corcoué-sur-Logne.

Lancé en 2019, ce projet industriel, porté par la coopérative d'Herbauges et le groupe danois Nature Energy, concentre les oppositions des riverains et des élus, notamment le maire de la commune, la communauté de communes Sud-Retz et les département de Loire-Atlantique et Vendée.

Sa démesure et ses impacts écologiques sont particulièrement contestés. L'usine de méthanisation prévoit de traiter 371 000 tonnes d'effluents d'élevages et 127 000 tonnes de CIPAN (culture intermédiaire de piège à nitrate), issus des fermes de 210 agriculteurs, associés au projet.

Ce projet est complètement inadapté à une commune rurale comme celle-ci", réagissait Claude Naud, le maire de la commune, en septembre dernier lors d'une manifestation d'opposants. 

En novembre 2021, le département de Loire-Atlantique avait pour sa part émis un avis défavorable, arguant en particulier que le projet était "incompatible avec les infrastructures routières existantes et nécessiterait d’importants aménagements routiers.

Près de 200 passages de camions par jour sont prévus et les routes ne permettent pas à ce jour de supporter une telle hausse de trafic qui créerait des situations d’insécurité pour les usagers et les riverains dont la qualité de vie serait altérée.

Département de Loire-Atlantique

Rassemblés au sein du Collectif Vigilance Méthanisation Corcoué (CVMC), les riverains opposés à l'implantation du méthaniseur dénoncent ses impacts environnementaux, ses potentielles nuisances olfactives et les risques de pollution de l'eau, des sols et de l'air. 

Trois commissaires enquêteurs seront présents en mairie pour répondre aux questions du public. Neuf permanences sont prévues