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Migrants : Johanna Rolland et 12 maires de grandes villes en appellent à l'Etat

Le gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, où près de 250 migrants vivent dans des conditions insalubres depuis le mois d'octobre, et pour lequel la justice demande l'expulsion. / © Eléonore Duplay
Le gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, où près de 250 migrants vivent dans des conditions insalubres depuis le mois d'octobre, et pour lequel la justice demande l'expulsion. / © Eléonore Duplay

"Une situation indigne de nos valeurs et de la tradition humaniste de notre pays" : dans un courrier, Johanna Rolland et les maires de 12  grandes villes françaises en appellent au ministère de l'Intérieur et au ministère du logement, pour trouver une solution nationale pour loger les migrants.

Par Eleonore Duplay

Aux côtés de la signature de Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, celle des socialistes Nathalie Appéré, maire de Rennes, Martine Aubry, maire de Lille, mais également celle de François Baroin, maire Les Républicains de Troyes, ou encore de Nicolas Florian, maire de Bordeaux ( LR). Au-delà des clivages politiques, ils sont 13, maires de grandes villes françaises, toutes confrontées depuis 4 ans à un afflux de migrants, qui faute de trouver une place dans les dispositifs d'Etat, se retrouvent à la rue ou dans des squats.

"Une situation humanitaire qui ne cesse de se dégrader"


Dans le courrier, daté du 23 avril, et adressé conjointement au ministère de l'intérieur et au ministère du logement, les élus dénoncent "une situation humanitaire qui ne cesse de se dégrader, avec des femmes, des enfants, des hommes par centaines qui vivent dans des conditions indignes au coeur de nos villes faute de solutions adaptées."
 

Dans un tweet, Nathalie Appéré, maire de Rennes, se dit "prête à aider", tout en rappelant "Il est temps de sortir d'une situation indigne de nos valeurs."
 

Le courrier rappelle en effet que la plupart des villes concernées continuent à agir au quotidien, avec les associations et les ONG pour trouver "des réponses concrètes afin de garantir les droits fondamentaux des personnes contraintes de vivre dans des situations de plus en plus intolérables."


À Nantes, 4 millions d'euros pour abriter 769 personnes


Ainsi à Nantes, après l'évacuation du square Daviais l'automne dernier, qui abritait 769 personnes dans des tentes, en centre-ville, la mairie a débloqué 4 millions d'euros pour financer des structures d'accueil, le temps que l'Etat prenne en charge l'hébergement des demandeurs d'asile. 

6 mois plus tard, il reste encore près de 500 personnes à charge de la mairie, alors que, comme rappelle le courrier "le droit impose que toute personne, même déboutée ou "dublinée" ( ndlr : relevant des accords de Dublin, et susceptible d'être renvoyées vers le premier pays européen où leur présence a été enregistrée), soit prise en charge avant son hypothétique renvoi. Garantir un hébergement digne relève de la responsabilité de l'Etat".


Les maires veulent chercher ensemble une solution nationale


Les 13 maires signataires demandent donc à être reçues pour chercher ensemble, une solution nationale pour un dispositif d'accueil et d'orientation qui permettrait de garantir " la mise à l'abri inconditionnelle des personnes présentes sur notre territoire."

 

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