Teknival en hommage à Steve Maia Caniço : 17000 personnes tout le week-end à Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes

Le Teknival en hommage à Steve se tient à Sainte-Luce-sur-Loire / © France Televisions - Elodie Soulard
Le Teknival en hommage à Steve se tient à Sainte-Luce-sur-Loire / © France Televisions - Elodie Soulard

Le Teknival en hommage à Steve Maia Caniço s'est tenu ce week-end en bordure de Loire sur la commune de Sainte-Luce, près de Nantes. 17 000 teufeurs se sont rassemblés sur la commune et sous le regard d'un maire bienveillant.

Par Céline Dupeyrat

L'annonce circulait sur les réseaux sociaux depuis des mois. Un grand Teknival pour Steve a eu lieu ce week-end, jusqu'à dimanche, à Sainte-Luce-sur-Loire, en périphérie de Nantes.

"De nombreux Lucéens entendent depuis cette nuit des bruits de sono provenant des bords de Loire. Il s’agit du teknival en hommage à Steve, annoncé pour ce week-end dans l’ouest (sans plus de précisions) et qui s’est finalement installé à Sainte-Luce, chemin de halage, sur le terrain d’aéromodélisme", précise la municipalité sur sa page Facebook.
15 à 20 000 personnes seraient attendues ce week-end selon la muncipalité, bien plus selon les pompiers sur place. "Le maire Jean-Guy Alix s’est rendu sur place dans la nuit et se coordonne actuellement avec les autorités préfectorales pour que l’évènement, pacifique, se déroule dans des bonnes conditions sanitaires et de sécurité", précise la mairie qui trecommande "l’usage de bouchons d’oreille pour la nuit, une évacuation étant à exclure vu le contexte. La mairie regrette la gêne sonore occasionnée".
 
Les participants au Teknival commencent à arriver en nombre / © Elodie Soulard
Les participants au Teknival commencent à arriver en nombre / © Elodie Soulard
 
Le Teknival en hommage à Steve Maia Caniço à Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, le 12 octobre 2019 / © France Televisions - Elodie Soulard
Le Teknival en hommage à Steve Maia Caniço à Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, le 12 octobre 2019 / © France Televisions - Elodie Soulard
La manifestation devrait rassembler 80 collectifs de free-party.
La fête se veut à la fois "revendicative et commémorative, organisée en signe de protestation des événements de la fête de la musique 2019 à Nantes, et plus globalement, des tensions de l'Etat à l'égard de la culture techno underground", peut-on lire sur les réseaux sociaux.
"L’enjeu de ce "Tek’Steve’All" au-delà du temps de recueillement et de contestation, sera la capacité des pouvoirs publics et des élus à se saisir du dossier pour que des drames comme celui de Nantes ne se reproduisent plus. Nous ne pouvons accepter et nous n’accepterons jamais qu’un jeune soit tué au nom de la tranquillité publique. Une place doit être faite pour cette culture et les mentalités doivent évoluer rapidement", annonce sur sa page Facebook, l'association Freeform.

"Une répression toujours plus forte"

" Nous n’accepterons aucun type d’intolérance, et nous serons là pour empêcher tout comportement discriminatoire ou oppressant ", assène le Collectif Sound-Systems IDF dans un communiqué."À l’heure ou la répression policière se montre toujours plus forte" le mouvement réclame : "justice pour Steve".
Le 6 juillet dernier, à la suite de la disparition du jeune homme de 24 ans, le collectif, avait annoncé "une Nuit des Meutes" sur l’ensemble du territoire. Collectif qui dans la foulée avait appelé "le plus grand nombre à rejoindre le cortège de tête de la Techno Parade, le 28 septembre dernier à Paris".

Grand-messes techno françaises, les Teknivals sont organisés chaque année depuis plus de 25 ans dans des lieux différents, tenus secrets jusqu'aux dernières heures. A l'origine clandestins, les plus importants d'entre eux ont été coordonnés avec les autorités pendant plusieurs années.

Pour la préfecture des Pays de la Loire cet évenement "ne peut avoir lieu car il n'a fait l'objet d'aucune déclaration". Les autorités sont vigilantes.

Robin, un des porte-parole de l'évènement est catégorique il s'agit de faire un message fort au gouvernement sur la stigmatisation de la culture free-party. 
 
 
 
© Luc Prisset
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