Nantes : l'accident avait fait un mort, le conducteur qui avait pris la fuite mis en examen pour homicide involontaire

Le conducteur du véhicule qui avait percuté un scooter le 1er janvier 2020 à Héric, en Loire-Atlantique, faisant un mort et un blessé grave a été interpellé. Il a été déféré ce jeudi 8 octobre et mis en examen pour homicide involontaire.
Conférence presse du procureur de Nantes, Pierre Sennès, le 8 octobre 2020
Conférence presse du procureur de Nantes, Pierre Sennès, le 8 octobre 2020 © France Televisions - Vincent Calcagni
L'individu a reconnu les faits. Il est bien le conducteur qui a percuté, le 1er janvier 2020, un scooter sur une route d'Héric en Loire-Atlantique. L'homme, âgé de 26 ans, est originaire de Nantes. Il a été mis en examen, ce jeudi après-midi 8 octobre, pour homicide involontaire avec circonstances aggravantes.

"Cette personne aé té mise en examen pour blessures et homicide involontaire, aggravés par un délit de fuite. Il encourt, à ce titre, une peine de 7 ans d'emprisonnement", a précisé le procureur de la république de Nantes. Pierre  Sennes a, par ailleurs, tenu a salué "le travail remarquable des enquêteurs".

Lors de son audition, le Nantais a avoué avoir consommé une dizaine de joints de cannabis, la nuit précédant l'accident. Il est connu pour d'autres antécédents. Huit fois condamné pour violences, vols, cambriolage, l'homme avait été arrêté pour une infraction au code de la route en 2017. Il roulait malgré une annulation de permis et sans assurance.

L'accident date du 1er janvier 2020. Ce mercredi matin là il était 7h40 sur la RN 737, à hauteur de la commune d'Héric, sur l'axe Rennes-Nantes, lorsque deux hommes sont retrouvés gravement blessés. L'un, âgé d'une quarantaine d'années, décède des suites de ses blessures.

Très vite des traces de ripages sont relevées sur la chaussée. Cela laisse supposer que le deux roues a été trainé sur plusieurs mètres et percuté par un véhicule. Mais le conducteur a pris la fuite. Un appel à témoins est lancé. Il reste vain pendant des mois. Pour retrouver l'auteur des faits, de gros moyens ont été déployés. Il aura fallu dix mois de travail minutieux pour interpeller le conducteur.

"C'est une enquête exceptionnelle, au sens où l'on part sur d'infimes débris, des éléments extrêmement faibles", précise Frédéric Laurent, commandant en second de la gendarmerie des Pays de la Loire. "Des personnels de tout le département ont enquêté. On a même eu recours à des moyens nationaux, notamment l'Institut Criminle de la Gendarmerie Nationale (ICGN)", ajoute le général.

"Un travail de fourmi"


"C'est un travail de fourmi. Les enquêteurs ont brassé une quantité énorme d'informations. 378 fiches de véhicules ont été dépouillées. 250 lignes téléphoniques ont borné à l'endroit précis du drame. Elles ont toutes été examinées et recoupées. Celà a permis d'identifier la personne mise en examen aujourd'hui", explique Frédéric Laurent.

A l'issue de sa mise en examen, le conducteur a été placé en détention provisoire par le juge des libertés.
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