Nantes : il avait traîné sa compagne avec sa voiture, 12 ans de prison

Makrina a subi de telles blessures que le médecin légiste a parlé de "chirurgie de guerre" / © France Télévisions Vincent Raynal
Makrina a subi de telles blessures que le médecin légiste a parlé de "chirurgie de guerre" / © France Télévisions Vincent Raynal

Le procès se tenait cette semaine devant la Cour d'Assises de Loire-Atlantique. Un homme de 41 ans a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir traîné sur près de 2 km sa compagne dans le centre ville de Nantes. Elle s'en est miraculeusement sortie mais restera lourdement handicapée.

Par Olivier Quentin

Le médecin légiste appelé à expertiser les blessures et les séquelles subies par la victime avait parlé de chirurgie de guerre. 

Makrina Cadorel, traînée sur 1,9 kms par le véhicule que conduisait son compagnon, a été très gravement blessée. Elle gardera les traces sur son corps toute sa vie sans parler des séquelles psychologiques et neurologiques.

Le 17 décembre 2015 en fin d'après-midi, elle est à l'intérieur du véhicule conduit par son compagnon, sans permis et sans assurance. Une dispute éclate, des coups sont échangés, des témoins interviennent.

La voiture est alors garée près de la piscine Gloriette. 
 

Restée accrochée par la ceinture de sécurité

La victime sort du véhicule, mais reste accrochée par la ceinture de sécurité défaillante. Le compagnon redémarre.

Et commence un enfer sur près de 2 km pour Makrina, traînée par le véhicule.

La ceinture finit par céder et la pauvre femme, brisée, est abandonnée sur un rond-point près de la cité des C²ongrès.
 

Un passager du véhicule condamné

A l'intérieur du véhicule, un deuxième homme était présent. Il était assis à l'arrière et n'a pas bougé.

Il était jugé pour non assistance à personne en danger et a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

Quand à Fabrice Sauvaget, le conducteur de la Ford Escort qui a traîné cette femme, il a été condamné à douze ans de réclusion.
 

Des infirmités permanentes

Pour sa défense, il a tenté d'expliquer qu'il n'avait pas conscience de traîner quelqu'un. 

Makrina est restée entre la vie et la mort pendant deux mois puis a subi 618 jours d’incapacité totale de travail.
    

Sur le même sujet

Les + Lus