Nantes : incendie de la Cathédrale, tristesse et incompréhension chez les fidèles après les aveux du bénévole

Un peu plus d’une semaine après l’incendie de la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, la messe dominicale, habituellement célébrée dans l’église mère du diocèse, s’est déroulée dans la Chapelle de l’Immaculée, en présence d’un petit nombre de fidèles.
 

Une semaine après l'incendie de la Cathédrale de Nantes, les fidèles avaient rendez-vous à la chapelle de l'Immaculée pour la messe dominicale.
Une semaine après l'incendie de la Cathédrale de Nantes, les fidèles avaient rendez-vous à la chapelle de l'Immaculée pour la messe dominicale. © Chloé Giraud
Une semaine après l'incendie de la Cathédrale de Nantes, qui a notamment ravagé le grand orgue, les fidèles en avait gros sur le coeur lors de la messe célébrée à la Chapelle de l'Immaculée.

Ce dimanche 26 juillet, ils étaient peu à avoir fait le déplacement. Une petite trentaine au total. "J'ai une belle boule au ventre, témoigne Karl, l'un des fidèles de la paroisse, les prêtres sont toujours là mais nous sommes très peu nombreux. Les cloches n'ont même pas sonné ce matin."
 

Le Père Champenois étant en déplacement à Lourdes, la messe a été prononcée par le Père Sébastien de Groulard. Ce dernier a fait part de son "immense tristesse" et a demandé à ce que "toute la lumière soit faite" sur l'affaire. Il a également appelé à "garder l'espérance" et à "renconstruire, encore et toujours".

À la sortie de la messe, les fidèles ont fait part de leur incompréhension. La veille au soir, un bénévole du diocèse a été placé en détention provisoire après avoir reconnu être l'incendiaire de la Cathédrale.
 
"C'est un bénévole que je pense nous avons déjà tous croisé. Je n'y croyais pas, c'était totalement improbable. Mais maintenant il a avoué", raconte Karl, stupéfait.

Jacqueline, une autre fidèle, était elle aussi sous le choc. "On ne peut pas y croire, il a été accueilli dans notre paroisse. On se sait pas ce qu'il s'est passé dans sa tête."

"Je suis triste pour lui et pour nous. Quelle va être sa vie maintenant ? À porter cela, à réparer. Et nous aussi, à comprendre et à porter un peu ce malheur", Jean-Yves Magnier, sacristain.

L'auteur présumé de l'incendie est un Rwandais de 39 ans, venu se réfugier en France il y a quelques années.
 

 Je savais qu’il avait un fort désir de rester en France. C’est incontestablement un geste de désespoir.

Patrick, un fidèle


 
Malgré les aveux de l'auteur présumé de l'incendie, certains fidèles comme Karl, ne se sentent pas pour autant apaisés. "Je ne suis absolument pas soulagé. Le mal est fait. C'est choquant et très perturbant. Je ressens toujours un profond sentiment d'incompréhension."


 
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