Nantes : dans la métropole, les rats plus visibles, on en compte plus d'1,5 par habitant

Publié le Mis à jour le
Écrit par Lucie Rivière avec Fabienne Béranger
Frédéric Robert est dératiseur
Frédéric Robert est dératiseur © France Televisions

On ne sait pas si leur nombre augmente, mais les rats eux sont bien présents dans nos villes. Avec le couvre feu et la fermeture des bars et restaurants, ces animaux sortent de leurs lieux de passage habituels. 

Un véhicule discret... Dans cet immeuble ancien du centre ville de Nantes, Frédéric Robert a été appelé pour un problème de rats.

"Il y a une galerie ici, montre-t-il, les galeries permettent aux rats de sortir dans la cour intérieure et d'aller voir ce qu'il y a à manger dans les poubelles qui sont situées juste à côté".

"Le but est de mettre un poste d'appâtage pour pouvoir attirer les rats qui mangent le produit anti-coagulant et qui meurent après, par ingestion, entre 3 à 5 jours à peu près", explique Frédéric Robert.

Depuis le premier confinement, ces rues du centre-ville se font calmes. 
Conséquence :  les entreprises de dératisation reçoivent jusqu'à 30% d'appels supplémentaires.  

"Le fait qu'on est beaucoup moins d'activités sur les rez de chaussée des immeubles permet aux rats, qui sont très curieux de nature, de sortir explorer les cours intérieures d'immeubles, les locaux poubelles, explique Frédéric Robert, ils sont toujours à la recherche de nourriture"

Comme les restaurants sont fermés, il y a moins de détritus dans les poubelles, les rats sont obligés d'explorer de nouveaux lieux pour se nourrir

- Frédéric Robert, dératiseur

Dans cet immeuble récent, c'est le local poubelles qui semble leur servir de garde-manger. Les résidents ont donné l'alerte. 

" Il y a eu des rats, une fois un matin, quand je suis venu déposer des poubelles, raconte Jimmy Bolis, un résident de l'immeuble, il y avait un gros rat maron, je l'ai enlevé".

Preuve de leur présence : des centaines de déjections.

Les entreprises de dératisation n'ambitionnent que de réguler une population estimée à plus d'un rat et demi par habitant dans une métropole comme Nantes. 

 

Le Rattus Norvegicus, un animal très prolifique

Le rat brun, ou Rattus Norvegicus, est un animal très prolifique. Sa maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 6 semaines environ, aussi bien chez les mâles que les femelles.

Une seule femelle peut donner naissance à une soixantaine de petits par an, à raison de 5 à 7 portées annuelles de 3 à 12 petits.

Le rat brun a une espérance de vie moyenne de 18 mois.
 

> Le reportage de notre rédaction


 

 

 

 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.