Dans les villes, à Nantes et Angers, on taille les arbres et on recycle le bois

Chaque fin d'hiver, les élagueurs sont à l'œuvre sur les arbres des villes avant le printemps. On taille des milliers d'arbres et on recycle le bois coupé.  

Ça fait partie des visages de la ville au fil des saisons. Il y a les massifs fleuris au printemps, les feuilles qui s'accumulent à l'automne et les travaux d'élagage en fin d'hiver.

A Nantes, c'est l'équipe "arboriculture urbaine" du service des espaces verts qui s'en charge. Ces petits moignons ou "têtes de chat" que l'on voit se dessiner sur les chênes, tilleuls ou platanes sont exécutés par ses élagueurs aidés de quelques jardiniers.

Une opération qui a lieu parfois tous les deux ans, en fonction du positionnement des arbres et de la gêne potentielle que peuvent occasionner les branches.
 

La boule à zéro

"On fait aussi les arbres têtards tous les 10 à 15 ans, explique Rémi Salvadore le responsable de l'équipe arboriculture urbaine, ce sont les arbres qui bordent notamment la Sèvre ou que l'on trouve dans les parties bocagères à Saint-Joseph-de-Porterie ou à l'Eraudière."

On leur met alors "la boule à zéro", ce qui leur fait de grosses têtes sur lesquelles poussent ensuite de nouvelles branches.
 


Les déchets les plus légers sont broyés sur place et servent à pailler et enrichir les sols des arbres et arbustes. Le surplus est envoyé vers un site dans le nord de la ville pour devenir en quelques mois du compost.

Mais lorsque l'arbre entier doit être retiré, on fait aussi de belles planches avec les troncs de bonne qualité.

 

Du bois pour réparer ou construire 

"Ils sont sélectionnés par un atelier de menuiserie précise Rémi Salvadore et on fait des planches pour faire des structures, des bancs, des jeux ou les réparer."

Ainsi, dans le square Amiral Halgan, près de l'hôtel de Ville de Nantes, des mobiliers, tables et bancs ont été réalisés avec du bois récupéré.
 


A Angers, la taille commence dès le mois de septembre pour les arbres d'alignement et ceux des parcs et cimetières. 1500 y passent chaque année.

Pour les arbres d'alignement, il s'agit de les mettre au gabarit de la voie sur laquelle ils sont plantés et pour les jeunes, de les former correctement, ce qui permet de moins intervenir ensuite.

"En moyenne nous dit Marc Houdon, responsable du patrimoine parcs et jardins d'Angers, il y a une intervention tous les cinq ans sur les arbres d'alignement."

 

"on en fait des plaquettes pour le paillage des massifs"

Quant au produit de cette coupe, il est, là aussi, valorisé.

"Les petites branches, explique Marc Houdon, se mélangent avec les arbustes et les tontes et partent au compostage. Pour les plus grosses, on en fait des plaquettes pour le paillage des massifs. Ce qui permet de limiter les herbes indésirables et de conserver l'humidité"

Et sans jeu de mot, il y a du boulot ! Angers possède 16 000 arbres d'alignement et 26 000 dans ses parcs et jardins publics.

 

Nantes et les arbres

Il y a environ 300 000 arbres répartis sur la ville de Nantes et bientôt, grâce à une cartographie en cours, on sera capable d'en situer les essences et d'en connaître les dimensions.
Selon des estimations faites par des relevés photographiques, la moitié de ces arbres est située sur des espaces privés.


 



 

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