Nantes : les passagers d'un car Isilines surbooké priés de descendre

Publié le Mis à jour le

52 passagers d'un car affrêté par Isilines sont restés bloqués jusque tard dans la nuit à Nantes. Le car a pu partir après que deux d'entre eux se soient "sacrifiés"...

Le car d'Isilines assurant la liaison Nantes-Toulouse aurait dû partir à 23h45 ce dimanche soir. Premier problème, le chauffeur du bus arrive avec une demi-heure de retard. Second problème : il refuse d'embarquer les 52 passagers présents. Le service d'Isilines a bien délivré un billet à chacun mais 2 sont en surnombre.

Le chauffeur appelle alors Isilines qui lui conseille de demander à deux personnes de débarquer. Chaque passager refuse.



La compagnie affirme qu' "Isilines garantit une place assise à tous ses clients. La situation a été causée par  un bug informatique qui n’avait pas fermé les ventes à temps, celui-ci est corrigé." La compagnie estime également "avoir  proposé des solutions de transport alternatives (train, taxi …).



Finalement "Isilines a téléphoné "au hasard" aux passagers du car, leur demandant de le quitter", raconte Amandine, l'une des passagères du bus. "La compagnie a aussi a demandé à une femme enceinte s'il était possible pour elle de prendre sur ses genoux son enfant de 5 ans. Elle a aussi a donné le droit à l'un des passagers de s'asseoir sur le strapontin à coté du chauffeur tout à l'avant pour que l'on puisse partir, nous ne sommes pas certains que ce soit très réglementaire".



"Un passager a accepté de descendre du car, un autre a trouvé un covoiturage", les passagers de la ligne Nantes-Toulouse ont donc pu partir... vers 3h30 du matin.



Amandine est étudiante à Toulouse. Le trajet depuis Nantes, elle le fait souvent avec Isilines. "Le problème est récurrent, les cars sont souvent en retard, le bus de nuit l'est constamment", explique la jeune fille, "quand on fait des réclamations, on ne nous répond pas. On n'a jamais réussi à se faire dédommager." déplore-t-elle.



"Je rentre à Nantes pour les vacances et une fois entre deux périodes de vacances. Flexibus et Ouibus sont plus chers donc je prends Isilines. L'avion, Easyjet ou Volotea, est au même prix, si on s'y prend tôt." explique Amandine, qui à 8h45 ce lundi matin se trouvait à hauteur d'Agen avec le bus. Celui-ci aurait dû arriver à 7h45 à Toulouse.



"Afin de gagner du temps sur notre trajet, nous ne sommes pas passés par la Rochelle, aucun passager ne devait descendre ni monter à cette gare. Nous avons également pris l'autoroute, chose inhabituelle, ce qui nous a permis de gagner du temps, et le chauffeur n'a pris qu'une seule pause de 30 minutes à Bordeaux".

Le car d'Isilines est finalement arrivé à Toulouse à 10h15. "Aucune information nous a été délivrée quand à un potentiel remboursement" précise Amandine.

La compagnie nous a cependant affirmé qu'elle rembourserait ses clients.

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