Nantes : les salariés de la clinique du Parc à Nantes haussent le ton

Les salariés de la Clinique du Parc à Nantes ne sont toujours pas parvenus à un accord avec leur direction. Depuis trois mois, ils demandent une augmentation de salaire mais n'obtiennent qu'une prime ponctuelle. Ils sont en grève illimitée depuis ce lundi matin.

Les salariés de la Clinique du Parc demandent une augmentation de salaire plutôt qu'une prime ponctuelle.
Les salariés de la Clinique du Parc demandent une augmentation de salaire plutôt qu'une prime ponctuelle. © France Télévisions Olivier Quentin
Camille est une toute jeune infirmière. Ce poste à la Clinique du Parc est le premier qu'elle a obtenu depuis sa sortie de l'école. Son salaire, 1 300 net par mois, lui semble bien bas pour un niveau bac + 3. "L'investissement et le dévouement ne sont pas reconnus" témoigne cette jeune femme qui est en grève pour soutenir aussi ses collègues plus anciens dans le métier.

"Les agents de service hospitalier, les aides-soignants peuvent rester plus de 10 ans au SMIC" confirme Mathilde, psychologue dans cette clinique psychiatrique privée du boulevard Bellamy à Nantes. Le mouvement avait commencé au moment de la grande mobilisation des personnels de santé, en juin dernier. Depuis, il y a eu plusieurs jours de grève, ponctuellement. Mais la dernière négociation, le 16 septembre, n'a toujours pas satisfait les personnels qui ont décidé une grève illimitée à partir de ce lundi 21 septembre.

"On n'a obtenu que des miettes, déplore Camille. Ils nous ont proposé une prime exceptionnelle de rentrée de 120 €, une prime de transport mais sous conditions et un jour de congé pour déménagement qu'on n'avait jamais demandé. Plein de petites mesures qui contournent le problème. Mais les primes ne font pas partie du salaire fixe. On ne cotise pas dessus. Les médecins nous soutiennent, ils ont décidé de ne plus faire d'entrées (d'hospitalisation)." Les augmentations de salaire réclamées pourraient permettre aussi de rendre les emplois plus attractifs et de lutter contre le turn-over, donc d'améliorer les conditions de travail et d'accueil des patients dans cette clinique qui accueille une cinquantaine de patients.

Ce lundi matin, ils étaient une dizaine près des grilles de l'établissement, devant les banderoles, à faire du bruit. Les Nantais passaient devant les blouses blanches, en klaxonnant parfois pour marquer leur soutien.
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