Nantes : “Vivre dans un camp de réfugiés palestiniens” une rencontre à l’espace Cosmopolis

© Ibrahim Beni Ghara / Cosmopolis
© Ibrahim Beni Ghara / Cosmopolis

Le camp de réfugiés palestinien de Jenine est à l’honneur à l’espace Cosmopolis à Nantes. Des rencontres, de la musique et des expositions de photographie.
 

Par Jean-Marc Lalier

"Vivre dans un camp de réfugiés palestiniens" une rencontre proposée à l’espace Cosmopolis à Nantes.

Des débats, de la musique et des expositions de photographie avec le soutien de l'Association France Palestine Solidarité de Loire-Atlantique.

Les liens entre Nantes et Jénine datent de 2003, des militants de l'Association France Palestine Solidarité de Loire-Atlantique (AFPS44) se rendent sur place. Des échanges réguliers avec les habitants du camp qui ont conduit, en 2017, à la signature d'un pacte d'amitié entre la Chapelle-sur-Erdre, dans le nord de Nantes, et le camp de réfugiés.

"Vivre dans un camp de réfugiés palestiniens"... sous ce titre, l’espace Cosmopolis à Nantes nous propose une grande diversité de regards autour du camp de Jénine, en Cisjordanie. Des soirées témoignages, des projections, des débats, et une grande exposition de photographie.
 

16 000 personnes sur une surface d'1km²

Créé en 1953, le camp de Jénine est peuplé par les réfugiés de 1948 de la région de Haïfa, la population à cette époque est de 5 000 personnes.

En 2002, le conflit israélo-palestinien est très meurtrier. Une opération militaire appelée "opération rempart" est lancée par le gouvernement d’Ariel Sharon. Dans le camp de Jenine, l’assaut dure 9 jours, c’est une attaque violente qui oppose des soldats israéliens et des combattants palestiniens. Bilan une cinquantaine de morts, 370 maisons détruites et 900 endommagées.
© Jean-Marc Lalier / France Télévisions
© Jean-Marc Lalier / France Télévisions
Le camp compte actuellement environ 16 000 personnes sur une surface d’environ 1km², le taux de chômage se situe entre 70% et 80%. Pour les jeunes, rien n’est simple, des classes de 45 élèves et les structures d’accueil manquent.
 

Des bénévoles en action

Face à cette situation depuis 1999, le "Centre d’activité des Femmes" a ouvert "La maison chaleureuse" dans le camp de réfugiés de Jénine. Un lieu de paix et de repos qui  propose des solutions pour aider les enfants. Depuis 2015, 30 enfants de 8 à 13 ans sont accueillis 4 jours par semaine.

Najet Abugutna est enseignante en Sciences et Mathématiques, elle intervient et coordonne les projets bénévolement au "Centre des Femmes" sur le camp de Jénine, elle témoigne du quotidien au camp et explique sa venue à l’espace Cosmopolis.

"Je pense que c’est très important de montrer au monde entier et de montrer ici, à Cosmopolis à Nantes, la vraie situation des réfugiés dans un camp, spécialement dans le camp de Jénine pour qu’ils puissent voir vraiment comment les jeunes, les réfugiés, les familles vivent dans un camp", dit Najet Abugutna, qui poursuit "Il y a beaucoup de pauvreté, de chômage, alors imaginez la vie qui est très dure pour les enfants et les familles."
Najet Abugutna
Aux côtés de Najet Abugutna, Pierre Leparoux, membre de l’Association France Palestine solidarité 44. Cette association soutient le peuple palestinien dans sa lutte pour la liberté et l’obtention de ses droits.

"Nous voulons aussi et c’est notre rôle de faire pression sur nos gouvernements et particulièrement puisque nous sommes en France, sur le gouvernement français qui se tait, voir qui se couche devant la politique des Etats-Unis. Nous faisons tout ce que pouvons auprès  des politiques pour que cette politique française change."
Pierre Leparoux, membre de l'AFPS 44
"Vivre dans un camp de réfugiés palestiniens", une expo à découvrir jusqu’au 23 février 2020 à l’espace Cosmopolis de Nantes.



    





 

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