Nantes : les habitants de la zad revendiquent plus de terres

Manifestation devant la préfecture de Nantes, les Zadistes réclament l'attribution des terres, le 17 septembre 2019 / © France Télévisions Olivier Quentin
Manifestation devant la préfecture de Nantes, les Zadistes réclament l'attribution des terres, le 17 septembre 2019 / © France Télévisions Olivier Quentin

Ce mardi midi, environ 200 habitants de la Zad se sont posés aux abords de la préfecture de Nantes pour un pique-nique revendicatif. Ils veulent se voir attribuer des terres agricoles pour développer une "agriculture collective d'expérimentation".

Par Fabienne Béranger

Ils sont installés sur l'ancienne Zad de Notre-Dame-des-Landes et comptent bien "revendiquer l’attribution des terres pour continuer de développer leurs projets tant sociétaux, artisanaux qu’agricoles".

Ce mardi midi, l'association "NDDL - Poursuivre ensemble" s'est réunie pour un pique-nique devant la préfecture à Nantes à l'occasion de la tenue de la Commission d'Orientation et d'Attribution des terres (CDOA) qui doit répartir les terres dites "non historiques" de la Zad. Une "Mobilisation paysanne, citoyens, naturalistes et habitants", explique le collectif.
le 17 septembre 2019, une manifestation devant la préfecture de Nantes où se décidait l'attribution des terres. / © France Télévisions Olivier Quentin
le 17 septembre 2019, une manifestation devant la préfecture de Nantes où se décidait l'attribution des terres. / © France Télévisions Olivier Quentin
Fin août, le département de Loire-Atlantique a pris la décision d'élargir le périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains (PEAN), qui protége 17 323 ha entre l’agglomération nantaise, l’Erdre et le site anciennement prévu pour le projet d'aéroport. Son extension de 3 850 ha, porterait sa surface totale à 21 000 hectares.

"Etant engagés contre le changement climatique nous oeuvrons avec d’autres forces paysannes pour que cette extension s’accompagne d’une prise de conscience sur le type d’agriculture que nous voulons voir se développer à l’avenir. Protéger les terres de l’artificialisation galopante, c’est bien, donner la priorité aux installations agricoles avec des baux environnementaux, c’est mieux", estime NDDL-Poursuivre ensemble.

"Que toutes les terres nouvelles aillent à des installations nouvelles", précisent les militants sur place devant la préfecture.

Une "agriculture collective d'expérimentation"

Parmi ses revendications, le collectif souhaite ainsi la "signature rapide par les propriétaires (Etat et Conseil Départemental) de baux de fermage à clauses environnementales aux jeunes installés dès l'obtention des autorisations d'exploiter".

Il souhaite également voir se développer une "agriculture collective d'expérimentation".

"Nous sommes contre les mégas fermes-usines" 
explique Jojo, installé sur la zad, qui ajoute qu'il "faut arrêter de flatter la FNSEA".

Le 18 décembre dernier, préfecture et conseil départemental avaient signé un protocole d'accord sur la rétrocession de 895 hectares de terres agricoles.
 

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