Notre-Dame-des-Landes : le syndicat mixte reçu par Edouard Philippe

Edouard Philippe à la sortie de l'Elysée le 12 janvier 2018 / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Edouard Philippe à la sortie de l'Elysée le 12 janvier 2018 / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une dizaine d'élus du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest ont rencontré Edouard Philippe ce vendredi après-midi. Cette rencontre boucle ainsi une semaine d'ultimes consultations pour le premier Ministre.

Par Fabienne Béranger

Le groupe pro-aéroport est venu une dernière fois plaider sa cause auprès du gouvernement afin que celui-ci prenne une décision en faveur de la construction de l'aéroport du Grand Ouest.

Devant Edouard Philippe, les élus du Syndicat Mixte aéroportuaire du Grand Ouest, dont Johanna Rolland, la maire PS de Nantes, et le sénateur LR Bruno Retailleau, ont de nouveau souligné ce qu'il considèrent comme d'"importantes lacunes du rapport des médiateurs et les contre-vérités manifestes qui ont été écrites".

"Ce n'est pas sérieux de vouloir faire croire à la France qu'on pourrait réaménager Nantes-Atlantique en deux ans (de procédures, NDLR). Vous croyez que les Nantais, les collectifs, ne se mobiliseraient pas ? Ça serait la même chose, ça veut dire qu'on repart pour dix ans", a plaidé la maire PS de Nantes Johanna Rolland.

Pour Bruno Retailleau, "il n'y a pas d'alternative à Notre-Dame-des-Landes, la preuve c'est que les médiateurs écrivent que d'ici 20 à 30 ans il vaudrait mieux garder les terrains pour Notre-Dame-des-Landes compte tenu du trafic aérien". Le sénateur vendéen a ajouté, "quand on est dans une démocratie, quand on est dans un Etat de droit, ce qui permet de prendre et d'assumer les conséquences d'une décision difficile c'est la légitimité de la décision (...) le vote s'est exprimé et le droit s'est exprimé à travers 179 décisions de justice"

"Le président de la République a le choix entre deux options : une opération déjà lancée et validée, ou une non-décision", explique Philippe Grosvalet, président du SMA, "renoncer serait non seulement remettre en cause les principes mêmes de notre démocratie que sont les décisions de justice et le vote souverain des citoyens, mais ce serait aussi affaiblir durablement l'Etat et le territoire du Grand Ouest qui portent ensemble cette opération."

La décision finale concernant Notre-Dame-des-Landes devrait être prise d'ici à la fin janvier.

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