Pays de la Loire : la région met en concurrence plusieurs lignes ferroviaires de TER

Les régions avancent sur l'idée de mettre en concurrence les opérateurs de transport ferroviaire pour les lignes de Transport Express Régional (TER), dans les Pays de la Loire plusieurs lignes autour de nantes seront soumises à un appel d'offre.

La région des Pays de la Loire souhaite ouvrir le Transport Express Régional ferroviaire à la concurrence avec notamment la ligne de tramtrain Nantes-Châteaubriant, infrastructures comprises, ici en Gare d'Issé
La région des Pays de la Loire souhaite ouvrir le Transport Express Régional ferroviaire à la concurrence avec notamment la ligne de tramtrain Nantes-Châteaubriant, infrastructures comprises, ici en Gare d'Issé © Christophe Turgis / France Télévisions
La région des Pays de la Loire entend tester l'ouverture à la concurrence dans la région de Nantes avec deux lignes de tram-train, soit Nantes - Clisson et Nantes - Châteaubriant et un bouquet de lignes appelé "Sud Loire", Nantes à Cholet, Pornic, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Rochelle et les Sables-d’Olonne, deux lots relativement isolés, tant du point de vue du type de desserte que du matériel roulant.

Pour la ligne de tramtrain vers Châteaubriant, la région souhaite même confier la maintenance de l'infrastructure à un futur opérateur.

"Ça nous permet de lancer les choses. Notre objectif, c'est d'augmenter l'offre TER et de créer de l'émulation au niveau de la qualité de service", explique le vice-président chargé des transports Roch Brancour, pour qui "il reste des marges de manœuvres" même si la SNCF "a fait des progrès" des derniers temps. Il vise l'arrivée d'un nouvel opérateur "au plus tôt en 2024".
 

Cinq régions veulent mener l'expérimentation

Ailleurs en France, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur prévoit de faire rouler les premiers trains dont elle aura fait l'acquisition à l'été 2025.
Dans les Hauts-de-France, l'arrivée d'un nouvel opérateur est prévue pour 2023, les régions Grand-est et Île de France prévoient également des appels d'offres pour plusieurs de leurs lignes régionales.

Les régions veulent voir si un concurrent ferait mieux que la SNCF pour un ou deux "lots" de lignes.

 

Fin du monopole de la SNCF

Sur le même modèle, l'Etat a décidé de mettre en concurrence les liaisons Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon, avec pour objectif d'avoir un nouvel exploitant en 2022. Le processus a pris quelques mois de retard, remarque-t-on dans la profession.

La SNCF, qui perd son monopole, "a l'intention de se présenter à tous les appels d'offres pour espérer conserver le maximum de parts de marché", assure son PDG Jean-Pierre Farandou.

La plupart de ces concurrents sont connus: les compagnies françaises Transdev et RATP (alliée à Getlink, exploitant du Tunnel sous la Manche), italienne Trenitalia (et sa filiale française Thello), allemande Deutsche Bahn (et sa filiale Arriva), néerlandaise Abellio, ou hongkongaise MTR...
 

Une coopérative que personne n'a vu venir

Et puis il y a Railcoop, une petite coopérative basée dans le Lot qui n'a encore ni licence ferroviaire, ni train, ni argent, qui arrive sans crier gare !
Elle a cependant notifié à l'Autorité de régulation des transports (ART) son intention de faire rouler à partir du 26 juin 2022 des trains sur la transversale Bordeaux-Limoges-Lyon, délaissée par la SNCF, mais aussi entre Rennes et Toulouse et entre Thionville et Lyon.


 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
transports en commun économie transports sncf ter
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter