PMA pour toutes : le préfet de région, Claude d'Harcourt, convoqué par le ministre de l'Intérieur

Claude d'Harcourt, préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP/Franck Dubray
Claude d'Harcourt, préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP/Franck Dubray

"Une rupture anthropologique majeure", ces mots prononcés par le préfet des Pays de la Loire à propos du projet de loi bioéthique ne sont pas passés inaperçus. Il était convoqué ce 22 janvier par le ministre de l’Intérieur qui lui a rappelé son devoir de réserve.
 

Par Fabienne Even

Claude d'Harcourt, préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique était convoqué ce mercredi 22 janvier par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, suite à ces propos tenus lors de ses voeux aux acteurs économiques le 20 janvier dernier, à Nantes.

"Le projet de loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure", avait-il souligné à propos de l'extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, mesure phare du projet de loi relatif à la bioéthique, actuellement en cours d'examen par le Sénat.

Des propos qui ont choqué le ministre de l'Intérieur et provoqué une réaction immédiate, précise la place Beauvau. Convoqué, le préfet des Pays de la Loire s'est vu rappeler son devoir de réserve et ses obligations en tant que représentant de l'Etat.

Le rôle d'un préfet n'est pas de commenter ni donner son avis sur la politique du gouvernement, rappelle l'entourage du ministre de Christophe Castaner.

Révélés par le site d'investigation Mediacités, les propos du préfet des Pays de la Loire ont fait réagir plusieurs élus présents lors de la cérémonie des voeux, dont Valérie Oppelt, candidate aux municipales à Nantes et député de la République en Marche. "Peut-être que le préfet devrait rencontrer les acteurs de ce sujet", soulignait-elle à notre confrère de Médiacités.

Dans un communiqué, le prefet Claude d'Harcourt reconnait que "s’agissant du projet de loi bioéthique, son expression, même s’il a pris soin de préciser qu’il s’agissait de son opinion personnelle, dès lors qu’elle était publique, était inadéquate."

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