Procès Safta à Nantes : l'enfance de l'accusé passée au crible

Florin Safta au premier jour de son procès à Nantes / © France 3 Pays de la Loire/ Franck Lemort
Florin Safta au premier jour de son procès à Nantes / © France 3 Pays de la Loire/ Franck Lemort

Une vie de drames, de coups reçus et donnés... Florin Safta a vu son existence passée au crible de la justice. Le Roumain âgé de 36 ans fait face depuis ce jeudi  matin aux jurés de la Cour d'Assises et aux proches de ses victimes, entrainées dans son parcours de violences.

Par Eléonore Duplay avec Fabienne Béranger

De son enfance en Roumanie, il n'a connu que la violence.
Florin Safta, né d'un père alcoolique, endetté, qui les battait, lui, sa soeur et leur mère.... Une mère qui meurt, peut-être empoisonnée par son mari, lorsqu'il n'a que 16 ans.

"Avant ses 10 ans, il est battu pratiquement tous les jours, il est poussé à voler et il est battu s'il ne vole pas assez" explique Yvon Chotard, l'avocat de Florin Safta, "on comprend qu'il soit parti avant ses 15 ans" du domicile familial.

Après une longue errance, en Grèce, en Italie, Florin Safta a 29 ans lorsqu'il rencontre Géraldine Pallier...
Une histoire émaillée de coups, d'insultes, et de menaces de mort, six ans de violences conjugales, résumées par les plaintes et les rapports de gendarmerie.

"Ce qui moi me déconcerte au bout de ces 3 heures d'audience, c'est que l'accusé constate absolument avoir jamais été violent" déploreAnne Bouillon, avocate de Géraldine Pallier, "selon l'accusé tout se passe comme s'il avait été un mari et un père parfait et que le 19 mars (2015), subitement il avait tenté de mettre à mort la mère de son enfant".

Depuis les faits, Géraldine Pallier n'a revu qu'une seule fois son ancien concubin.
Mais elle appréhendait, surtout, de rencontrer la veuve de Jacques Gasztowtt, l'éducateur mort pour la protéger.
"C'est un sentiment que j'ai du mal à décrire... J'ai un sentiment de culpabilité beaucoup moindre. (La veuve de Jacques Gaswtowtt) ne m'en veut pas, et je l'ai entendu de sa bouche, de ses mots. Ça fait du bien de pouvoir lui parler aussi" raconte, soulagée, Géraldine Pallier.

La cour a retenu les chefs d'homicide volontaire et tentative d'assassinat.
Florin Safta risque la réclusion criminelle à perpétuité. Son procès doit durer une semaine.

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