Steve Maia Caniço : la fresque à nouveau vandalisée à Nantes

Au lendemain de la mise en examen du commissaire qui dirigeait les opérations le soir 21 juin 2019, des tags sont à nouveau venus recouvrir la fresque d'hommage à Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire suite à la charge policière.
Au lendemain de la mise en examen du commissaire Chassaing, qui dirigeait les opérations le soir où Steve Maïa Caniço est tombé dans la Loire, la fresque en mémoire du jeune homme a été vandalisée.
Au lendemain de la mise en examen du commissaire Chassaing, qui dirigeait les opérations le soir où Steve Maïa Caniço est tombé dans la Loire, la fresque en mémoire du jeune homme a été vandalisée. © Eléonore Duplay

Des inscriptions à la bombe rouge. Sur la fresque du hangar à bananes, sur l'inscription "Justice pour Steve", le mot "justice" a été barbouillé de peinture. A côté, la même main a écrit cette question : "Qui va défendre la police?"

Au lendemain d'une mise en examen

Cette dégradation arrive au lendemain de la mise en examen du commissaire Grégoire Chassaing, pour homicide involontaire. Celui-ci dirigeait les opérations le soir du 21 juin 2019, lorsqu'une charge policière contre un sound system avait fait tomber 15 personnes dans la Loire, parmi lesquelles Steve Maia Caniço, dont le corps a été repêché un mois plus tard. Récemment, le procureur de la République de Rennes révélait que les analyses de son téléphone montraient que celui-ci s'était éteint au moment de cette intervention policière.

La fresque représente le visage du jeune homme, mais également la charge policière, les grenades lacrymogènes lancées vers les fêtards qui se trouvaient en bord de Loire sur un quai qui n'était à l'époque pas protégé. Les auteurs s'étaient pour cela inspirés des nombreuses vidéos tournées par des témoins.

Une fresque déjà vandalisée en 2020

En février 2020, la fresque avait déjà été vandalisée deux fois, par des jets de goudron et par des inscriptions, notamment une croix gammée, avec une signature se réclamant de la "droite dur".

Muté après les faits, le commissaire Chassaing a récemment été promu directeur adjoint de la police du Puy de Dôme. Par le biais de son avocat Louis Cailliez, il a fait savoir qu'il "conteste les motifs et les termes de sa mise en examen, mais il ne souhaite faire aucun commentaire sur une instruction en cours".

Lundi 19 juillet, un autre commissaire, Thierry Palermo, qui était à l'époque directeur départemental de la sécurité publique de Loire-Atlantique par intérim, a également été placé sous le statut de témoin assisté à l’issue d'une longue audition par le juge d’instruction.

 

 

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