VIDÉO. Des barquettes en inox lavables et consignées en supermarché

Publié le
durée de la vidéo : 01min 53
Remplacer les emballages plastiques dans la grande distribution par des plats consignés en inox, c'est la solution proposée par la start-up nantaise Berny. ©France Télévisions

Remplacer les emballages plastiques à usage unique dans la grande distribution par des plats consignés en inox, c'est la solution proposée par la start-up nantaise Berny.

Un petit geste pour le client, un pas de géant pour l’environnement. La barquette en inox Berny, en référence au Bernard l’Ermite, un animal qui réutilise ses coquilles, selon ses concepteurs, est un réel plus pour l’environnement.

Ils ont comparé 40 cycles d'une barquette jetable, qui est donc fabriquée, utilisée quelques secondes et jetée, avec une barquette que l'on va venir collecter, laver et remettre en circulation. Bilan : 2,5 fois moins de gaz à effet de serre et 3 fois moins de ressources naturelles utilisées.

"C'est pour la planète"

Dans un hypermarché à vingt kilomètres au nord de Nantes, les barquettes consignées sont installées au rayon boucherie et poissonnerie. Certains clients focalisent sur les deux euros en plus, même s’ils sont remboursés. D’autres adhèrent à la démarche.

"C'est pour la planète, c'est pour l'avenir, pour les enfants. Je n'hésite pas à prendre ces barquettes et à les réutiliser et les ramener" explique Sophie accompagnée de sa fille Angelina "On a les moyens de dépenser 2 € de plus pour les récupérer plus tard. On n'est pas à ça près pour la nourriture."

Nettoyés avant de repartir en magasin

Une fois ramenés par les clients à l’accueil du magasin, les emballages sont nettoyés et renvoyés par un sous-traitant au lieu de vente. Pour l’instant quinze supermarchés jouent le jeu en Pays de la Loire. Une goutte d’eau dans l’océan du marché potentiel.

"Que ce soit au niveau du magasin ou au niveau de l'enseigne, il y a un clair intérêt pour le réemploi et pour la solution que l'on propose, mais ça va au-delà de la grande distribution, explique Claire Nijdam, co-créatrice de la jeune pousse Berny, demain, dans la restauration commerciale, dans la restauration collective, il va y avoir des contraintes légales qui vont pousser les acteurs à passer au réemploi".

La jeune pousse nantaise est donc au cœur d’un environnement fructueux. La loi impose en effet 5 % d’emballages réemployées à partir de 2023, or la France culmine pour l’instant difficilement à 1 % de contenants réemployables.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité