Prolifération du moustique tigre : La Loire-Atlantique passe en alerte de niveau 1

La Loire-Atlantique fait partie des sept nouveaux départements dans lesquels le moustique tigre est officiellement implanté. Il faisait l'objet d'une surveillance par l'Agence Régionale de la Santé depuis 2016.

Aedes Albopictus est présent de le sud de la Vendée, le moustique tigre transmet les virus du chikungunya, de la dengue et du virus zika
Aedes Albopictus est présent de le sud de la Vendée, le moustique tigre transmet les virus du chikungunya, de la dengue et du virus zika © EID Méditerrannée via AFP
Rien qu’à la lecture de son nom, on peut presque ressentir certains frissons. Le moustique tigre, prénommé ainsi en raison de ses rayures noires et blanches est originaire d’Asie, mais fait toujours plus parler de lui en métropole, notamment en Loire-Atlantique, où il est sévirt désormais. Et une fois confortablement installé, difficile de s'en débarrasser. 

Au vu des données de l’année 2019, la Loire-Atlantique fait partie des septs nouveaux départements à passer en niveau 1, c’est-à-dire que le moustique-tigre y est officiellement implanté. 

Arrivé en France en 2004, dans la région de Nice, la bestiole n'a depuis cessé de proliférer sur le territoire national. À ce jour, 58 départements sont officiellement déclarés en alerte de niveau 1. Un nombre qui a pratiquement doublé en cinq ans.
 

Présent en Pays de la Loire depuis 2016

Dans la région, sa présence avait été signalée pour la première fois en 2016, dans le Maine-et-Loire, puis la Vendée. Quant à la Sarthe et la Mayenne, elles resistent encore et toujours à l'envahisseur.
Si la Loire-Atlantique passe en niveau 1 cette année, elle reste "faiblement colonisée", puisqu'au 1er janvier 2020, moins de 40% des communes du département sont réellement touchées, comme le montre une carte de la Direction générale de la Santé.
 

Doit-on craindre le moustique tigre ? 

Moins gros qu’un moustique commun, il n’en est pas pour autant plus sympathique. De son vrai nom scientifique, Aedes albopictus, ce moustique peut être le vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika. Mais pour cela, il faudrait que l’insecte ait préalablement piqué quelqu’un de malade.  Bien qu'existantes, ces maladies restent donc encore assez rares en France, et dans la plupart des cas, elles sont importées depuis l'étranger. Elles sont néanmoins très surveillées par les organismes de santé français, notamment entre le 1er mai et le 30 novembre, lors de la période de surveillance "renforcée".

Cette année, Santé Publique France dresse le bilan de 309 cas importés de dengue, 4 cas importé de chikungunya et seulement 1 cas importé de Zika. Pour le moment, inutile de parler d’épidémie, et encore moins en en Loire-Atlantique. À ce jour, seulement 20 cas importés de dengue ont été recensés dans la région. Pour le Chikungunya et le zika : c’est zéro. 
Trois cas dits "autochtones", c'est-à-dire contractés en France Métropolitaine même, se sont déclarés en septembre 2020, bien à l’opposé de chez nous, puisqu'ils venaient de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
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