Coronavirus : sur le marché de Saint-Nazaire, la patate a la cote !

Affluence normale ce 15 mars 2020 au marché des Halles à Saint-Nazaire, les Nazairiens se saluent à distance mais ont fait la démarche de venir faire leurs courses alimentaires / © France Televisions C.François
Affluence normale ce 15 mars 2020 au marché des Halles à Saint-Nazaire, les Nazairiens se saluent à distance mais ont fait la démarche de venir faire leurs courses alimentaires / © France Televisions C.François

Après l'annonce par le Premier ministre Edouard Philippe samedi soir de fermer dès minuit "des lieux recevant du public" et "non indispensables à la vie du pays", la vie s'organise. A Saint-Nazaire, sur le marché, ce dimanche matin, il y avait quasi autant de monde que d'habitude.

Par Fabienne Béranger avec Christophe François

A Saint-Nazaire, l'affluence est normale au marché des Halles ce dimanche matin.

Ce commerçant, comme tous les autres, sert ses clients avec des gants. Il est vendeur de pommes de terre et il n'arrête pas.
Bintje ou Charlotte, la patate part à une vitesse folle. Il n'a jamais vu une telle file d'attente !

 
Charlotte ou Bintje, la patate a la cote au marché des Halles. Le commerçant, ganté, a vendu tout son stock / © France Televisions C.François
Charlotte ou Bintje, la patate a la cote au marché des Halles. Le commerçant, ganté, a vendu tout son stock / © France Televisions C.François



Mais il nous l'a dit et l'a affiché sur un papier : c'est son dernier marché jusqu'à nouvel ordre. Installé au nord-ouest de la Loire-Atlantique, il est proche du Morbihan, l'un des foyers du virus (Carnac, Crac'h...), avec son métier en contact avec tous les publics, il ne veut pas faire le marché de trop.

Même si la cote de la patate est en hausse. De même que celle des oeufs.
© France Televisions - Christophe François
© France Televisions - Christophe François
De son côté, Christine, la patronne du bar de la Marine au Petit Maroc s'est résignée samedi soir à fermer son établissement jusqu'à nouvel ordre. D'habitude ouvert tous les dimanches, elle accueillait les clients du quartier et bien au delà. Elle n'a aucune idée du comment compenser cette perte.

Idem pour le Bistrot du Grand Pavois, quartier du Petit Maroc à Saint-Nazaire, où ce dimanche matin patron et salariés échangeaient sur la gestion de la marchandise alimentaire.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé samedi soir la fermeture dès minuit "des lieux recevant du public" et "non indispensables à la vie du pays". Des mesures drastiques visant à enrayer la propagation du coronavirus en France. Pour Edouard Philippe, il n'y a pas "suffisamment de prise de conscience par les Françaises et les Français de l'importance de leur rôle face au virus".

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