Entre la crainte du déménagement et la dégradation des conditions de travail, l'inquiétude des personnels des établissements médico-sociaux de Saint-Brevin-les-Pins

Des risques de submersion ont amené le Département de Loire-Atlantique et l'Agence Régionale de Santé à prévoir le déménagement de plusieurs établissements médico-sociaux situés en bord de Loire, à Saint-Brevin-les-Pins. Un projet qui est contesté par les personnels qui dénoncent par ailleurs une dégradation de leurs conditions de travail.

Ce regroupement d'établissements médico-sociaux est situé au pied du pont de Saint-Nazaire, côté Saint-Brevin-les-Pins, dans le quartier de Mindin. Il regroupe plusieurs structures, un EHPAD, qui a déjà été déménagé, un institut médico-éducatif pour enfants, un foyer de vie et un établissement public médico-social (EPMS) pour adultes handicapés.

Selon le PPRL de la Côte de Jade (plan de protection des risques littoraux) élaboré suite à la tempête Xinthia de 2010, le site est reconnu comme pouvant être victime de l'érosion côtière et d'un danger de submersion marine.

Transfert progressif des activités

De ce fait, le Département de Loire-Atlantique et l'Agence Régionale de Santé ont acté en 2019 le transfert progressif des activités de ces différentes structures.

Une décision qui inquiète autant les personnels de ces établissements que les résidents et leurs familles.

L'idée de répartir sur d'autres lieux du département ces lieux de vie et de soin n'est pas sans conséquences humaines, selon Laurent Narzic, secrétaire général FO de l'ensemble des établissements.

"Ce sont des résidents qui habitent l'environnement de Saint-Brevin-les-Pins, explique Laurent Narzic. Et qui, demain, seront déracinés !"

D'autres solutions existent

Selon ce syndicat, le PPRL n'oblige pas au déménagement des structures. De plus, des solutions existent sur la commune ou même sur le site, un peu plus en retrait du littoral.

Enfin, Laurent Narzic s'étonne que l'on confirme un déménagement alors que des travaux ont été faits pour conforter la digue de protection qui part du pied du pont jusqu'au bout du site.

Concernant les personnels, FO s'inquiète pour la centaine de salariés qui travaillent au sein du groupement de coopération sociale et médico-sociale. Il assure les activités de blanchisserie, de préparation des repas et d'entretien des espaces verts. La crainte : que ses missions soient privatisées.

"L'ARS et le Département doivent réviser leur projet" estime Laurent Narzic.

Suppressions de congés

D'autre part, la nouvelle direction de l'EPMS (établissement pour adultes handicapés) a remis en question le calcul des droits à congé des personnels, créant encore plus de tensions dans une équipe déjà bien sollicitée.

"Ça fait deux ans que l'on signale des arrêts de travail longs qui ne sont pas remplacés, dénonce Laurent Narzic. On a des collègues épuisés qui ont des difficultés à poser leurs congés ou qui ont des horaires dégradés. Certains ont travaillé récemment jusqu'à 13h d'affilée."

Un préavis de grève a été déposé qui a donné lieu à un débrayage vendredi 22 mars.

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