La raffinerie Total de Donges, près de Saint-Nazaire, est à l'arrêt après un appel à la grève

Les salariés s'opposent à la suppression de 64 postes. Sans effectif, ce vendredi, le site a fermé et le restera pendant une semaine. 

Un projet de modernisation initié en 2015 pousse la raffinerie à réduire son effectif
Un projet de modernisation initié en 2015 pousse la raffinerie à réduire son effectif © DAMIEN MEYER / AFP
Plus une goutte d'essence. La raffinerie Total de Donges, près de Saint-Nazaire, a fermé ses turbines ce vendredi 25 septembre. Les salariés, en grève après un appel de la CGT, s'opposent à la suppression de 64 postes dans l'entreprise. En début de matinée, 75 postes devaient disparaître.

La Direction de Total a en effet, décidé de se séparer d'une partie du personnel suite à un projet de modernisation du site initié en 2015. La raffinerie voudrait faire peau neuve avec la construction d'une salle de contrôle des unités opérationnelles "pour rendre notre organisation plus efficace avec un investissement de l'ordre de 50 millions" indique ainsi la direction à l'AFP. Elle prévoit d'investir 450 millions d'euros "sur la plateforme pour la moderniser et restaurer durablement la compétitivité".

Des discussions sont toujours en cours avec les syndicats. La semaine dernière, une version de ce projet prévoyait que Donges fonctionnerait à terme avec 558 postes contre les 622 actuellement. 

La direction de la raffinerie explique à L'AFP que : "Ce projet se mettra en place progressivement avec des départs en retraite anticipée jusqu'en 2027".

Les effectifs étant alors en grève, la direction a dû annoncer la mise à l'arrêt du site, et ce, pour une durée d'une semaine. Elle assure que "Total continuera à assurer l'approvisionnement de ses clients".

 
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