Saint-Nazaire : chaumier, un métier rare et pour lequel on recrute des apprentis

Chaumier, pas le genre de métier auquel on pense en général. Pourtant dans le marais de la Brière, aux portes de Saint-Nazaire, c'est une spécialité indispensable, 60% des chaumières françaises ont été construites ici. Entretien, constructions neuves, il y de l'avenir pour les futurs chaumiers.

Chaumier, le métier recrute, comme ici à Saint-Lyphard dans le Parc Régional de Brière près de Saint-Nazaire
Chaumier, le métier recrute, comme ici à Saint-Lyphard dans le Parc Régional de Brière près de Saint-Nazaire © France Télévisions

 

On compte une centaine de couvreurs spécialisés dans le chaume en France. Un métier de niche, et de grande technicité, mêlant tradition et amour du travail bien fait. Le métier de chaumier a besoin de main-d'œuvre, maisons neuves ou anciennes, 60% des chaumières françaises sont en Brière.

Un programme de formation va commencer au mois d'octobre 2021. Le recrutement sera national. "C'est un parcours d'environ 600 heures qui va alterner de la formation théorique en centre de formation et beaucoup de parties de stage pratique et de formation en situation de travail dans les entreprises pour apprendre les gestes le savoir-faire directement auprès des artisans", explique Prisca Tosetto, conseillère en formation chez Constructys.

À Saint-Lyphard au cœur du Parc Régional de Brière, Cyril Cruçon est artisan couvreur chaumier, il emploie quatre compagnons."Je les forme au fur et à mesure de leurs arrivées, et ensuite les plus anciens dans l'entreprise apprennent aux autres et ainsi de suite. Pour faire un chaumier autonome il faut compter 5 ou 6 ans, avant de pouvoir dire, on va faire une toiture tout seul". Les chaumiers sont en pleine activité sous le soleil de juin. 330 mètres carrés de toiture à recouvrir de chaume. Ils accrochent les bottes pour les maintenir en place le temps de les aligner puis de les fixer pour de nombreuses années.

Saint-Nazaire : chaumier, un métier rare et pour lequel on recrute des apprentis

Mathis Brizeul,prépare un CAP de couvreur, sa formation porte sur l'ardoise ou la tuile, pas sur le chaume, ici, il se spécialise. "Cyril m'a appris à travailler le chaume, lancer les bottes, passer les fils, comment étaler les bottes, comment les retaper à la palette, poser les rives. Ça me plait beaucoup".

Le travail ne manque pas, les carnets de commandes des artisans sont complets pour les deux prochaines années.

 

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