Soupçons d'abus sexuels à Saint-Nazaire : 26 élus de la majorité défendent le maire

"Non, le maire de Saint-Nazaire ne mérite pas ce procès d'intention !". En pleine tempête liée à l'affaire de soupsons d'abus sexuels et de diffamation entre élus, 26 adjoints et conseillers municipaux de la majorité défendent leur maire, David Samzun, dans un texte qu'ils co-signent.

La mairie de Saint-Nazaire
La mairie de Saint-Nazaire © Christophe François, France 3 Pays de la Loire
"Notre majorité municipale traverse une crise politique importante car deux de ses membres s’accusent de faits graves autour d’une présomption de violences sexuelles", écrivent les 26 élus, hommes et femmes, qui ont signé ce texte,"les faits présumés à l’origine du conflit qui les oppose, se seraient déroulés dans un lieu privé, mais il s’inscrit aujourd’hui dans l’espace et le débat public et nous touche tous". "Nous, femmes et hommes, élu.e.s de la majorité municipale, estimons que la préservation des personnes et le respect de la présomption d’innocence doivent conduire à n’être ni juge, ni avocat", poursuivent les signataires, "lorsque notre collègue s’est exprimée auprès de quelques-unes d’entre nous, elles l’ont écoutée puis accompagnée vers le Maire. Porter plainte n’était pas la volonté de notre collègue"

Les élus estiment que le maire, David Samzun "a écouté et respecté son choix. Il n’est cependant pas resté inactif et a indiqué les ressources disponibles à notre collègue, organisé la vigilance des services, recherché d’éventuels autres signalements auprès d’une association référente, mobilisé deux membres de son cabinet pour qu’elles demeurent attentives au vécu de notre collègue."

"C’est pourquoi, nous ne pouvons accepter d’entendre le flot continu d’attaques infondées contre le maire et l’homme, David Samzun",
poursuivent les élus nazairiens.

Les signataires publient ce texte après les attaques du collectif "Ils ne nous feront pas taire" contre le maire nazairien. 

"C’est tellement injuste après avoir déjà subi tant de violence, qu’en parlant à notre maire en qui nous avions pleinement confiance, nous ayons subi et subissions encore davantage de violence, encore et encore, chaque jour l’escalade, pour me mettre à terre, m’écraser, me faire disparaître", déplorait le 5 juin dernier, lors d'une conférence de presse, Gaëlle Betlamini Da Silva la conseillère municipale, qui accuse Martin Arnout, l'adjoint aux finances de la ville de l'avoir sexuellement agressé.

"Nous ne pouvons pas cautionner ces prises de parole à charge contre un homme qui, au quotidien, défend des valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés", poursuivent les 26 signataires dans leur lettre.

► Les 26 signataires


 
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